Trudeau et le ventre des femmes

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La GPA deviendra-t-elle un sujet de société au Québec ?

Aujourd’hui, Vendredi saint, qui commémore la mort du Christ, c’est la mort dans l’âme que j’écris cette chronique.


En effet, en mai prochain, le député libéral montréalais Anthony Housefather déposera un projet de loi pour décriminaliser au Canada le commerce du sperme, des ovules et avant tout des mères porteuses. Il est évident que le premier ministre Justin Trudeau cautionne ce « progrès », cette « avancée de la civilisation » qui permettent d’acheter le corps féminin pour réussir à avoir un bébé.


D’ailleurs, tout le gouvernement à une exception près et tout le caucus libéral applaudissent déjà à cette mesure.


Le député Housefather, bien nommé dans les circonstances, ne voit aucun problème au fait qu’une femme pauvre vende son corps pour gagner sa vie. Il qualifie cette démarche d’« avenue économique ».


La ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, se dit ouverte d’esprit (!) puisque plusieurs Canadiens recourent à des mères porteuses en allant à l’étranger. C’est le cas du président du Conseil du trésor, Scott Brison, grand ami de Justin Trudeau, qui s’est rendu aux États-Unis avec son compagnon pour acheter des ovules et une mère porteuse. Les deux hommes sont aujourd’hui pères de jumelles.


Illégal


Au reste, une photo des jumelles, leurs papas et Justin Trudeau portant une des fillettes dans ses bras circule sur les réseaux sociaux. Or, ces deux hommes ont contourné la loi de leur pays et le premier ministre n’a pas hésité à se faire prendre en photo alors qu’aux yeux de la loi canadienne, ils ont commis un crime.


Sait-on qu’une femme n’éjacule pas d’ovules comme l’homme avec son sperme et qu’elle se soumet à une intervention médicale douloureuse pour la vente de ses ovules ? Comment expliquer que toutes ces femmes et tous ces hommes qui appuient la commercialisation du corps féminin, cet esclavage moderne revu et corrigé au nom du droit absolu à l’enfant, se déclarent aussi féministes ? Qu’en pense la présidente transgenre de la Fédération des femmes du Québec ?


Que s’est-il passé depuis quelques décennies pour qu’au nom de la liberté, des femmes des lobbys s’accaparent de leur corps et de leurs ovules sous les ovations des « ouverts d’esprit » et dénaturent le mot « progrès » en faisant reculer les acquis de l’humanisme ?


Débat inexistant


Le débat sur les questions éthiques, sociales n’a pas vraiment eu lieu au Canada, mais la crainte d’avoir l’air conservateur ou moralisateur est si forte que les indécis se taisent sous la pression des plus militants.


À qui profite la décriminalisation des lois votées pour protéger les femmes instrumentalisées ? Des femmes qui sont pauvres, désemparées ou déshumanisées par leur dure vie. La nouvelle loi profiterait à un business mondial et rapporterait des milliards de dollars à ceux qui sont prêts à acheter ou à vendre des humains. Et d’abord, le corps des femmes.


Notre société marchande se confond à un méga Walmart. On peut déjà vendre son âme. Des reins et des yeux sont déjà offerts moyennant argent comptant dans certains pays. Le Canada de Trudeau ne reculera devant aucune outrance, hélas !