Les prochains mois seront déterminants eu égard aux changements à venir sur l’échiquier politique québécois. Un nouveau chef vient d’être élu par acclamation au Parti libéral du Québec (PLQ) en la personne de Charles Milliard, une campagne à la direction est en cours et connaîtra son dénouement le 12 avril à la Coalition avenir Québec (CAQ) qui devra faire son choix entre Bernard Dainville ou Christine Fréchette, et une campane électorale sera vraisemblablement déclenchée au printemps pour élire un nouveau gouvernement le 5 octobre.
Le pharmacien de formation et néophyte en politique, Charles Milliard, a du pain sur la planche en commençant par le scandale des brownies de l’ère Rodriguez dont les cicatrices sont toujours vives, l’épineuse question de la réinsertion ou non de Marwah Rizqy au sein du caucus libéral, et la création du lien de confiance entre le PLQ et l’électorat francophone qui s’est effrité considérablement depuis les scandales révélés par la Commission Charbonneau visant l’intendance du PLQ.
Dans le clan caquiste, le combat entre les deux candidats à la succession de François Legault se dessine de jour en jour, des différences marquées sur la renaissance ou non du Programme d’expérience québécoise (PEQ) ayant ressorti dans leurs prises de position, et le troisième lien entre Québec et Lévis prenant des voies opposées, Bernard Drainville proposant le statu quo, soit le lien central, et Christine Fréchette y allant d’un projet public/privé (PPP) à péage et passant à l’est.
L’élection de l’ex-président de la Fédération des chambres de commerce du Québec au PLQ risque de donner un second souffle au PLQ pour autant qu’il présente un programme rejoignant les aspirations de l’électorat, notamment le coût de la vie et la pénurie de logements. Quant à la CAQ, tout laisse à croire que l’ex-ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie sortira gagnante de cette course à la chefferie, et qu’elle deviendra de facto première ministre du Québec
Hormis le nouveau chef de la CAQ qui sera désigné le 12 avril, les pièces prennent progressivement leur place respective sur l’échiquier politique qui se présentera devant l’électorat québécois lors de la campagne électorale. Actuellement, le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre P:lamondon caracole depuis des mois en tête des sondages.Toutefois, deux nouveaux joueurs feront leur entrée sur la scène politique, une donnée qui pourrait changer le paysage politique au lendemain du scrutin général. Enfin il ne faut pas sous-estimer l’importance du Parti conservateur du Québec (PCQ) d’Éric Duhaime qui risque de mélanger les cartes en puisant dans les mécontents à l’intérieur des partis d’opposition...et pourquoi pas du PQ.
Henri Marineau, Québec











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