Les Améridiens, Aborigènes et Bantous n’auraient-ils pas, eux, préféré la France ?

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Excellente question

Quel sort a été réservé aux Indiens d’Amérique ? Aux aborigènes d’Australie ? Aux Bantous d’Afrique du Sud ? Aux environs de 1830, qui a vu la naissance de l’Algérie 1
, ces peuples n’auraient-ils pas préféré la présence française plutôt que britannique ou néerlandaise ?
À l’heure où des chaînes de télévision diffusent à nouveau des documentaires sur la guerre d’Algérie dont, pour une fois sur les pieds-noirs, l’excellente « Amère patrie » récemment projeté sur LCP, n’est-il pas utile de faire un parallèle entre les principales conquêtes des « 4 A » : l’Amérique du Nord, l’Australie, l’Afrique du Sud et l’Algérie ?
En Amérique du Nord, depuis 1820, les descendants de Britanniques déplacent les tribus amérindiennes, surtout cherokee : ce fut un tel massacre d’Indiens, morts de privations, que cet épisode (1831-1838) a été baptisé « la Piste où ils ont pleuré »…
Et l’esclavage, aboli seulement en 1865, pour « accoucher » de la ségrégation raciale qui dura un siècle ; ségrégation que, jamais, la France n’instaura !
Idem pour l’apartheid (1948-1991) imposée en Afrique du Sud, notamment aux Bantous, par les enfants des Néerlandais : les Boers qui, en 1835, avaient fui l’administration britannique lors du « Grand Trek » (Grand Voyage). Cet exode aboutira à l’enfantement, un siècle plus tard, de l’apartheid que, jamais, la France ne pratiqua !
À la même période, en 1828, en Australie où le premier Européen, le célèbre James Cook, avait débarqué en 1770 faisant fi de la réprobation de son souverain George III, les Aborigènes subissent la loi martiale britannique : ils sont exilés en plein océan sur une île d’à peine 1.333 km2, Flinders ! Exil jamais organisé par la France. Les Britanniques leur avaient promis une qualité de vie puis un retour chez eux dès le calme rétabli : ils ont été exterminés par les maladies européennes… Et les quelques rescapés n’ont jamais revu leur terre !
Que l’on ne me fasse pas dire que la France aurait dû pratiquer également l’extermination, la ségrégation ou l’exil. Bien au contraire, je me félicite que mes aïeuls, Français, Lorrains et Espagnols, n’aient jamais pratiqué en Algérie l’une ou l’autre. Mais il convient de constater que quasiment personne ne conteste, malgré leur passé, la légitimité des citoyens des États-Unis d’Amérique ou des Australiens… Alors qu’il nous est encore fait, 52 ans après, plus de reproches que n’en font les Sud-Africains aux Boers… Dont les déclarations à Alger même de MM. Jacques Chirac (2003), Bertrand Delanoë (2006), Nicolas Sarkozy (2007), François Hollande (2010)… Sans oublier le président algérien Bouteflika, qui refuse l’inhumation des harkis auprès des leurs en terre algérienne et qui a même osé parler de « génocide identitaire » de la France alors que les billets de la Banque d’Algérie étaient illustrés de femmes musulmanes entièrement… voilées !
Le nom « Algérie », employé pour la première fois en 1686 par le scientifique Bernard Le Bouyer de Fontenelle, a été officialisé par la monarchie de Juillet. ↩


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