C’est maintenant officiel, c’est sans grande surprise que le néophyte en politique, Charles Milliard, a été couronné chef du Parti libéral du Québec (PLQ). Ses défis sont titanesques à commencer par la conquête du vote francophone au Québec et de la confiance envers un PLQ qui ne s’est pas encore remis des scandales révélés par la Commission Charbonneau.
En sus de ces écueils, dans le sillon de la saga ayant abouti à la démission de l’ex-chef du PLQ, Pablo Rodriguez, Charles Milliard devra trancher sur le retour ou non de la députée de Saint-Laurent, Marwah Rizqy, au sein de l’équipe libérale, un dossier chaud qui suscite notamment la hargne de bon nombre de députés rouges qui n’ont pas accepté son « manque de solidarité » en refusant de divulguer la « faute grave » de son ex-cheffe de cabinet Geneviève Hinse. De surcroît plane toujours l’ombre des « brownies » sur l’achat allégué de votes durant la dernière course à la chefferie de Pablo Rodriguez et qui est toujours sous enquêtes de l’UPAC et du DGEQ. Enfin il faut remettre en contexte le fait que Charles Milliard est arrivé en deuxième position derrière Pablo Rodriguez lors de la course à la direction du PLQ et que, par conséquent, il n’était pas le premier choix de la majorité des délégués.
Celui qui a occupé le poste de président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec de 2020 à 2024 s’en est tenu jusqu’à maintenant au silence ou à des propos vagues et sans engagement de sa part sur les dossiers chauds de l’actualité politique, tels le troisième lien entre Québec et Lévis, l’abolition du PEQ et ses effets collatéraux, le projet de loi 1 sur la Constitution du Québec, le dossier encore actif sur les négociations entre les médecins spécialistes affiliés à la FMSQ et le conseil du Trésor, etc.
Le pharmacien de formation réussira-t-il à découvrir le remède idoine qui guérira les maux maléfiques qui s’acharnent sur le PLQ depuis des années? Le sort du « patient » est maintenant entre les mains du nouveau chef, Charles Milliard. Le rideau se lève sur une nouvelle ère. Reste à voir si Charles Milliard saura naviguer dans les méandres de la scène politique tout en étant à la tête d’un parti ébranlé fortement par les séquelles d’un passé lointain qui a laissé des cicatrices et d’un passé récent dont les plaies sont toujours vives.
Henri Marineau, Québec










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