Le 14 janvier 2026, François Legault annonce sa démission comme premier ministre, effective à partir du 12 avril 2026, soit la date de la nomination du nouveau chef de la CAQ et, de facto, du premier ministre du Québec jusqu’au scrutin du 5 octobre 2026.
À ce moment-là, François Legault fait le choix de privilégier son statut de premier ministre. En revanche, deux autres alternatives s’offrent devant lui, soit proroger la session parlementaire ou de laisser l’intendance à un chef intérimaire le temps que son successeur soit désigné.
Or pendant ce temps, une course à la direction de la CAQ est bel et bien engagée, les deux candidats, Christine Fréchette et Bernard Drainville, se coltaillant « gentiment », notamment sur leur position ou absence de position sur le troisième lien entre Québec et Lévis ou sur leur recommandation à l’égard de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
Au même moment, le gouvernement continue de siéger dans une ambiance d’encan public où les partis d’opposition prennent un malin plaisir à augmenter les critiques sur un gouvernement dont la valeur « marchande » a atteint son plus bas niveau depuis sa création. Et de surcroît, en répondant également aux questions des médias et des partis d’opposition sur des politiques appelées à être modifiées par sa ou son successeur, parfois même en lançant des informations inexactes telle l’unanimité du caucus en faveur du troisième lien, François Legault déstabilise la course à la chefferie.
« Le Québec a besoin de changement », a lancé François Legault lors de sa déclaration annonçant officiellement sa décision de démissionner de son poste de premier ministre du Québec. Encore eût-il fallu que les bottines suivent les babines et que le chef démissionnaire se retire du paysage politique au lieu d’intervenir inopinément dans l’épineux dossier de l’immigration en arguant le chiffre fallacieux du 350 000 immigrants acceptés par le Québec tout en omettant de spécifier que ce chiffre désignait les immigrants acceptés au Québec depuis les débuts de l’explosion migratoire.
Pensée
« Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les ’Français canadiens’ sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité... » Charles de Gaulle
Henri Marineau, Québec















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