Négociations entre Christian Dubé et les fédérations des médecins

L’impasse

Diagnostic (suite)

Tribune libre

Les négociations entre le ministre de la Santé, Christian Dubé, et les fédérations de médecins omnipraticiens et spécialistes du Québec sont au point mort, le ministre martelant que leur rémunération sera liée au projet de loi 106 qui vise à relier jusqu’à 25% de leur rémunération à des critères de performance, même s’il devait les imposer par son projet de loi. «Je n’ai rien contre les médecins, c’est pour les patients [...] Trop de Québécois attendent trop longtemps et j’ai l’intention de faire tout ce qu’il faut pour que les patients passent en premier», a déclaré M. Dubé lors d’un point de presse le 19 août.

En relations de travail, toute négociation est assise sur une base de discussion commune établie entre les parties, et est susceptible d’entraîner des concessions pour en arriver à une entente négociée. Or, dans le conflit actuel, Christian Dubé se base sur le projet de loi 106 comme base des négociations entraînant dans son sillon un refus catégorique de la part des médecins de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) qui s’objectent à négocier sous la menace d’une épée de Damoclès au-dessus de la têt

Du côté de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), l’ancien premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, un fin négociateur expérimenté, pousse davantage sur le bouchon en traitant ouvertement le ministre de « trop autoritaire » tout en ajoutant qu’il « aime mieux décréter » que négocier. En somme, rien pour détendre l’ambiance au sein des négociations.

Au fil des derniers ministres de la Santé s’étant succédé au Québec, les gouvernements ont toujours cédé aux revendications des médecins. Or dans les négociations actuelles, Christian Dubé a fermement l’intention de tenir son bout coûte que coûte en imposant le projet de loi 106 aux médecins comme base des négociations, une stratégie qui, à mon avis, incite à la provocation plutôt qu’à une saine négociation.

De toute évidence, le ministre de la Santé et les Fédérations de médecins se doivent de trouver un terrain d’entente servant de base aux négociations et excluant le projet de loi 106 qui donne l’impression aux médecins que tout est coulé dans le béton avant même que les négociations s’amorcent. C’est une simple question de respect et de diplomatie élémentaires entre les parties en cause.

Vivre sur du temps emprunté...

Lorsqu’on m’a fait part, en février 2022, que les traitements en immunothérapie pouvaient prolonger ma vie de 18 à 24 mois, c’était un cadeau que la vie m’apportait sur un plateau d’argent. Or aujourd’hui, je suis toujours vivant après 3 1/2 ans et chaque jour que je vis est un bonus inestimable. Merci encore une fois à ma « bonne étoile » qui me permet de prolonger ma vie sur du temps emprunté!


Henri Marineau, Québec



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