Information régionale: l'outil rêvé existe déjà!

Pour un CQRT



Il est rassurant de voir la belle unanimité de l'Assemblée nationale derrière les travailleurs de l'information de TQS menacés de perdre leur emploi. Il est cependant téméraire d'ouvrir un front de bataille constitutionnelle avec le gouvernement fédéral à propos de la création d'un «CRTC québécois»: Ottawa a déjà dit non et re-non à cette proposition, car on estime là-bas que les communications sont de compétence fédérale. Soit.
Une solution existe pourtant pour sauver ces emplois: Télé-Québec pourrait «annexer» les salles de nouvelles régionales de TQS et se lancer enfin dans la production d'informations télévisées. Le personnel est là, l'équipement est là: ne manque plus qu'un encadrement professionnel à ces travailleurs dynamiques pour que naisse un nouveau réseau panquébécois d'infos quotidiennes.
Autant à Montréal, qu'à Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières, une information dynamique et différente de celle que véhiculent Radio-Canada et TVA aurait, me semble-t-il, sa place sur nos écrans. Le parti au pouvoir et les partis d'opposition sont d'accord pour sauver les emplois et l'information régionale? Bravo. Maintenant, comme disent les Américains: «Put your money where your mouth is!»
Allongez les millions nécessaires, car l'information télévisée coûte très cher, la population est derrière vous! Pas besoin de guerre constitutionnelle: l'outil rêvé existe déjà! Donnons à Télé-Québec ce mandat: une information régionale de qualité, avec des angles inédits (on pourrait récupérer les excellents petits baveux de Méchant Contraste dont le contrat n'a pas été renouvelé) et, on peut toujours rêver, jouir d'une information culturelle digne de ce nom! Pour une fois que tout le monde est unanime!
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Paul Toutant, Montréal


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4 commentaires

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    30 avril 2008

    Oui mais, M. Lemay, la question était vis-à-vis de Télé-Québec!
    Est-ce que le mandat du CRTC permet à Télé-Québec d'avoir une salle de nouvelles? Pas TQS...
    Quand même, je suis d'accord, le pont d'or, on veut en connaître le fin mot!

  • Lionel Lemay Répondre

    30 avril 2008

    Si les nouveaux propriétaires de TQS ont pu l'acquérir pour une poignée de dollars, notre bon gouvernement provincial dirigé par Monsieur Charest aurait pu l'acheter au même prix. TQS a non seulement le droit de diffuser des nouvelles; elle a l'obligation de le faire mais les nouveaux proprios veulent se défaire de cette obligation.
    Les régions sont majoritairement francophones alors que Monsieur Charest est élu majoritairement par les populations anglaises et allophones concentrées dans l'ouest de Montreal et l'Outaouais. De plus, le pont d'or qui a assuré la conversion de M. Charest de conservateur à libéral a été payé par les grands financiers connus du parti libéral.
    À ce que je sache, rien n'empêcherait le gouvernement du Québec d'acheter TQS mais peut-être veut-on garder les régions dans l'ignorance et ne leur servir que des nouvelles filtrées ou censurées émanant de TVA ou SRC, deux réseaux à saveur fédérale.
    Avec le gouvernement actuel, "la solution de rêve" ne sera qu'un rêve tant que le peuple québécois ne prendra pas les moyens pour devenir souverain.

  • Archives de Vigile Répondre

    29 avril 2008

    Sauf erreur de ma part, auquel cas corrigez-moi, le CRTC a accordé la création de Télé-Québec à la condition expresse qu'il n'y ait pas de salle des nouvelles...
    Nous voilà pas plus avancés car il faudra lui demander la permission...

  • Archives de Vigile Répondre

    29 avril 2008

    Voici la meilleure suggestion qu'on ait vu passer depuis un bon bout de temps.