Parti québécois

PSPP doit se reconnecter sur le quotidien des Québécois

Écouter, c’est s’enrichir

Tribune libre

Dans son discours de clôture du congrès du Parti conservateur du Québec (PCQ) tenu au Lac Delage, en banlieue de Québec, le chef de la formation politique, Éric Duhaime, n’a pas mâché ses mots à l’endroit du chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), en le qualifiant d’« arrogant » et de « prétentieux ». « PSPP, c’est le gars qui est en train d’organiser le défilé de la Coupe Stanley sur la rue Sainte-Catherine à Montréal, mais qui n’a même pas le club pour faire les séries », a-t-il raillé

Maintenant que l’épisode de la version de la bataille des Plaines d’Abraham 2.0 de Mark Carney est passé, PSPP doit mettre sur la glace sa prédilection pour le discours souverainiste et se reconnecter sur le quotidien des Québécois qui font face aux conséquences désastreuses des politiques tarifaires de l’imprévisible Donald Trump sur l’augmentation du coût des loyers et du panier d’épicerie. Et s’ajoutent à ce chaos le nombre alarmant d’itinérants et l’explosion des suicides, notamment chez les jeunes.

La décision de PSPP de tenir un référendum sur l’indépendance du Québec dans un premier mandat si le PQ est élu en octobre 2026 est connue de tous les Québécois depuis belle lurette et personne ne met en doute son engagement. Toutefois, en attendant, le PQ doit communiquer à la population les politiques qu’il entend mettre de l’avant pour atténuer le fardeau économique des Québécois qui ne cesse de s’alourdir en lien avec le contexte géopolitique instable actuel.

Par conséquent, M. St-Pierre Plamondon, je vous incite à faire preuve de lucidité, à sortir de votre bulle référendaire et à descendre dans la rue pour aller à la rencontre des Québécois ordinaires pour qui les préoccupations souverainistes sont à des années-lumière de leur quotidien par les temps qui courent.

Écouter, c’est s’enrichir

Beaucoup de gens entendent peu écoutent. Combien de fois au cours d’une conversation avec quelqu’un nous arrive-t-il de penser à ce que nous allons dire pendant que notre interlocuteur s’exprime? Si nous avons deux oreilles et une seule bouche, c’est pour écouter deux fois plus que parler. Ainsi en est-il du chant mélodieux des oiseaux auquel nous prêtons souvent une oreille distraite au détriment de sa symphonie.

Écouter, c’est se mettre au diapason de l’autre et saisir ce qu’il désire nous confier. Écouter, c’est s’enrichir de l’autre.

Écouter, c’est un peu comme être invité à un repas copieux, il vaut mieux le déguster par respect pour notre hôte.


Henri Marineau, Québec



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