La course à la direction de la Coalition avenir Québec (CAQ) vient à peine de débuter que déjà les couteaux volent bas. De son côté, Bernard Drainville s’attaque aux hésitations de l’ex-ministre de l’Économie dans certains dossiers notamment sur le troisième lien entre Québec et Lévis en arguant que « l’indécision est la pire des décisions », de l’autre Christine Fréchette plaide qu’il est davantage plus productif d’agir « avec rigueur plutôt qu’émotivité ».
Par ailleurs, le dossier du troisième lien traîne dans les cartons de la CAQ depuis son élection en 2018, et a suivi depuis lors toute une série de rebondissements allant de l’abandon du projet à sa renaissance en passant par sa mise sur pause temporaire. Les coûts de construction sont estimés entre 7 et 11 milliards $, et l’incertitude sur son emplacement règne toujours.
De ce fait, il m’apparaît plutôt curieux qu’un dossier qui circule sur la table du caucus d’un parti depuis si longtemps et qui a été soumis à de multiples consultations puissent encore susciter des hésitations et que, de surcroît, Christine Fréchette puisse soulever l’émotivité de Bernard Drainville et qu’elle-même, ayant siégé au caucus pendant plusieurs années, demande à réfléchir encore avant de prendre une décision. En contrepartie, on ne peut nier que Bernard Drainville saute parfois les plombs dans ses déclarations intempestives, son désormais célèbre « lâchez-moi avec les GES » en faisant foi.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que la course à la chefferie de la CAQ est partie sur les chapeaux de roue et chacun des candidats n’a pas l’intention de s’en laisser imposer. Les stratégies des deux candidats semblent prendre place dès le début du combat, Mme Fréchette misant sur l’émotivité de son adversaire, M, Drainville, sur la valse-hésitation de son opposante. En somme, nous assistons au début d’une lutte à finir entre les deux concurrents, un affrontement coriace qui risque de semer des séquelles à l’égard de l’unité du parti qui, de toute évidence, a grandement besoin de se serrer les coudes si l’on se fie aux résultats faméliques du dernier sondage.
Silence radio sur la journée mondiale contre le cancer
Selon l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), au Québec, on estime à un peu plus de 63 000 le nombre de nouveaux diagnostics attribuables au cancer en 2025 et à 21 627 le nombre de décès causés par cette maladie
Or n’eût été de la présence de l’animatrice et lectrice de téléjournal à Radio Canada, Julie Drolet, qui ressort guérie d’un cancer agressif au sein, je n’aurais jamais été informé, par quelque réseau d’information que ce soit, que le 4 février est la Journée mondiale contre le cancer.
Or sur Wikipédia, la liste des Journées mondiales s’étale sur toute l’année. À titre d’exemples,le 13 janvier, Journée mondiale sans pantalon, le 14 janvier, Journée mondiale de la logique, le 23 janvier, Journée mondiale de l’écriture manuscrite, le 28 janvier, Journée mondiale de la protection des données, etc. À chaque jour du calendrier sa journée spéciale. Plutôt gênant qu’une cause aussi importante que le cancer, pourtant bien inscrite au calendrier des journées spéciales, ait passé en douce sous le radar des médias!
Henri Marineau, Québec














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