Non, ce n’est ni la CAQ, ni le parti libéral, ni Québec solidaire, ni personne qui s’effondre; c’est la démocratie! Et c’est depuis des décennies voire des siècles qu’elle flirte avec la décrépitude.
« Pauvre démocratie! » aurait dit Laurent Laplante.
Nous nous en doutions un peu, certains en doutaient assurément et beaucoup; mais aujourd’hui, c’est consciemment, et bientôt officiellement, que nous constatons que la forme actuelle de notre démocratie est mauvaise, tout au moins, elle présente de graves faiblesses de conception.
Si vous vous apercevez d’une grave lacune dans le système de la Santé aux citoyens, dans celui de l’Éducation des enfants, ou encore dans la gestion de votre municipalité, est-ce que la gouvernance du peuple par le peuple vous permet maintenant de corriger le problème avant qu’il ne devienne un cancer généralisé? La réponse est NON.
Nos structures, nos institutions démocratiques ne favorisent pas cette démocratie louangée comme le meilleur système de gouvernance des peuples pour favoriser la liberté et le bonheur de vivre. Et pourquoi donc? Tout simplement parce que la démocratie est bâtie sur une représentation par des partis politiques conçus de BONNES ou de MÉCHANTES personnes selon une majorité des votes électoraux reçus une fois par 4 ans (environ), et non pas sur la simplicité de l’amélioration régulière de la société humaine.
Parler de la simplicité ne signifie pas « simpliste » ou « facile » : cela signifie plutôt se demander, comment peut-on faire mieux pour améliorer ce qui ne va pas bien du tout ou n’est pas juste.
Nous brûlons nos femmes et nos hommes politiques qui pensent que c’est comme ça qu’il faut faire de la politique, c’est-à-dire se donner corps et âme au bénéfice des autres, et ce, jusqu’à frôler la mort. Erreur.
Les preuves nous pleuvent dessus aujourd’hui au Québec, et notre parapluie de l’indifférence ne fait qu’approuver naïvement que c’est comme ça, un point c’est tout. Moi je dis NON; ce n’est pas comme ça que l’on doit fait vivre la démocratie, car actuellement ce n’est pas la vie que nous lui donnons, mais bel et bien la mort.
Nous constatons actuellement le cercle vicieux dans lequel nos sociétés démocratiques s’enlisent et créent un monde toxique et dangereux. Allons-nous enfin changer ce qui ne fonctionne pas, ou allons-nous encore perpétuer l’erreur? Peut-on finalement créer un cercle vertueux en contrepartie de l’actuelle faille qui ne cesse de s’agrandir depuis toujours?
J’ai des propositions à donner pour tenter de créer un cercle vertueux à la démocratie, mais à qui puis-je m’adresser démocratiquement parlant pour les faire évoluer positivement? J’ai dit, «les faire évoluer positivement ». Ma démocratie actuelle ne me donne qu’un droit de vote et « bonne chance » pour être entendue, écoutée; est-ce là une démocratie vivante, stimulante, encourageante au quotidien de nos jours de labeur? Pas pour moi.
Notre démocratie actuelle nous invite à nous adresser aux journaux privés et par leur « pouvoir de publication » lequel juge (seule) si oui ou non si je serai publié, lu et débattu. C’est là une première faille à corriger : les journaux ne sont pas les organes officiels de la démocratie d’aucun état; les journaux ne sont pas la source démocratique des sociétés comme on a tenté de nous le faire croire. Ils sont souvent leurres et manipulations de l’information au lieu d’être la vérité cherchée.
Pourquoi le métier de politicien devrait-il brûler avant l’heure et sans ambages nos gens qui se dévouent à la cause citoyenne? À ce compte-là, éboueurs, docteurs et professeurs (au féminin comme au masculin) devraient aussi être canonisés.
Je pense qu’il y a là, matière à réflexion. Non, la démocratie n’est pas achevée, elle doit évoluer, prendre de la maturité ou trépasser. Mais alors, si elle meurt, les citoyens devront bien la repenser, et vite, n’est-ce pas?
François Champoux, Trois-Rivières








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