Des pipelines et des faits

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La sécurité du transport par pipeline est largement surfaite





Dans son article intitulé «L’UPA veut négocier avec TransCanada», Anne Caroline Desplanques rapportait ces propos de Tim Duboyce de TransCanada: «Les fuites liées à l’intégrité d’un oléoduc en plein champ ne font pas partie de notre histoire.» Ces propos doivent être confrontés aux faits.


M. Duboyce a-t-il oublié que le pipeline Keystone 1 de sa propre compagnie, qui transporte du pétrole des sables bitumineux, a provoqué au moins 14 déversements depuis sa mise en activité il y a cinq ans?


A-t-il oublié qu’en juillet dernier, cinq millions de litres se sont déversés près de Fort McMurry en Alberta? Le pipeline à double cloison avait un an, la brèche était visible, les systèmes de détection n’ont pas fonctionné et le tuyau a fui pendant deux semaines.


A-t-il oublié qu’en Alberta, les pipelines de juridiction provinciale ont fui deux fois par jour en moyenne de 1975 à 2012 et que, toujours en Alberta, cinq déversements majeurs se sont produits au cours des cinq dernières années?


Qu’au Canada, il y a eu 1000 incidents touchant les pipelines interprovinciaux entre 2000 et 2012?


Exposer notre territoire et notre fleuve aux fuites et déversements d’un oléoduc qui ferait transiter chaque jour à lui seul l’équivalent de trois fois la consommation de pétrole brut du Québec au grand complet (1,1 million de barils par jour vs 350 000): voilà une idée déraisonnable à laquelle il faut opposer un non clair et net.


Carole Dupuis, Saint-Antoine-de-Tilly




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