Sonia LeBel jure ne pas détenir d'information compromettante sur un élu

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La candidate caquiste sur l'immigration : « prendre un peu de recul pour mieux accélérer (...) » !

La candidate-vedette caquiste Sonia LeBel jure qu’elle ne possède aucune information compromettante sur un élu de l’Assemblée nationale dont elle pourrait se servir dans son nouvel habit de politicienne.


« Je n’ai pas de secret dans ma sacoche, que je vais sortir comme un épouvantail ! » affirme l’ancienne procureure en chef de la commission Charbonneau, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.


Les informations sensibles ou qui auraient pu s’avérer embarrassantes pour un politicien ont été dévoilées durant les quatre années de la commission d’enquête sur l’industrie de la construction, ajoute Me Lebel.


« Si je l’avais eu, cet épouvantail-là, j’aurais bien préféré le sortir pendant que je l’avais comme interrogatrice à la commission que comme adversaire politique », insiste-t-elle.


L’avocate, qui portera les couleurs de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Champlain durant la prochaine campagne électorale, signale qu’il aurait été impossible pour elle d’envisager un quelconque rapprochement avec le Parti libéral.


« Je pense qu’ils ont beaucoup de ménage à faire et il n’est pas fait. Je ne dis pas qu’un jour, dans un futur lointain, ils n’auront pas réussi à tirer les leçons, mais au lendemain de la commission Charbonneau, avec les constats qui étaient faits, avec les gens qui étaient encore en place, je ne voyais pas comment je pouvais travailler, moi, dans cet environnement-là », dit-elle.


« Pas peur de l’opposition »


L’ancienne procureure de la Couronne et mère de deux enfants ne craint pas les attaques partisanes et les batailles de ruelle qui accompagnent souvent la joute politique.


« Je n’ai pas peur de l’opposition, je n’ai pas peur de la confrontation, j’ai fait du litige toute ma vie », rétorque-t-elle du tac au tac. Elle ajoute que son passage à la commission Charbonneau, qui l’a propulsée du jour au lendemain sur la scène publique, l’a quelque peu préparée à la vie politique.


Ministre de la Justice


Sonia LeBel assure que son chef François Legault ne lui a rien promis, si la CAQ forme le prochain gouvernement. Elle reconnaît néanmoins que tous les avocats rêvent un jour d’occuper le poste de ministre de la Justice.


« En 1991, si on m’avait demandé mes deux rêves impossibles, j’aurais probablement parlé [ainsi], lorsque je sortais de l’école du barreau : être juge ou ministre de la Justice », convient-elle.


Position identitaire


Celle qui travaille actuellement au cabinet de François Legault se dit à l’aise avec la position identitaire de la CAQ. Elle estime que l’apparence de neutralité est primordiale chez les juges, les procureurs de la Couronne et les policiers, qui ne doivent pas arborer de signes religieux.


Même chose pour les futurs enseignants. « Si les parents veulent avoir une influence religieuse à la maison, c’est leur droit, mais moi, comme parent, j’ai le droit de m’attendre à ce que mon enfant ne subisse pas une influence religieuse autre que celle que je veux lui inculquer », insiste Me LeBel.


Pour ceux qui portent actuellement un signe religieux apparent, elle est toutefois plus nuancée que son parti et croit qu’on ne doit pas aller jusqu’à mettre un enseignant qui refuserait de se conformer à la porte.



Ce qu’elle répond...


... à la ministre Julie Boulet, qui a dit qu’elle « n’était pas sympathique du tout »


« Quand je n’ai pas de raison, quand je peux faire autrement, quand je ne suis pas dans un dossier et quand je ne suis pas en train de défendre un enjeu où je sais qu’il faut que je me batte, je n’ai aucune raison d’être antipathique ».




... aux détracteurs du plan d’immigration de la CAQ, qui prévoit de baisser à 40 000 le nombre d’immigrants que le Québec accueille chaque année


« Moi, j’appelle ça prendre un peu de recul pour mieux accélérer par la suite, s’assurer que les gens qu’on accueille, on ne les abandonne pas ».




... à ceux qui disent qu’elle est une candidate parachutée dans Champlain


« J’ai déjà un chalet en Mauricie. [...] Je n’accumulerai pas les résidences juste pour le plaisir d’accumuler les résidences. De m’installer réellement en Mauricie, pour l’instant, à court terme, ce n’est pas possible pour moi ».