Dans les coulisses du pouvoir

Transfuges gênants au PLC

Radars photo lucratifs... et après?

Tribune libre

C’est bien connu, le parti libéral de Mark Carney aurait bien voulu obtenir la majorité à la Chambre des communes au soir du scrutin du 28 avril 2025. Or les libéraux ont raté leur cible de seulement trois députés. Depuis lors, deux députés conservateurs, soit Chris d’Entremont de la Nouvelle-Écosse et Michael Ma de l’Ontario ont fait le saut des conservateurs aux libéraux à l’automne. En revanche, selon des sources fiables, les libéraux ont rapidement lancé une opération «transfuges». La mathématique est simple: il suffit de convaincre trois députés d’opposition de traverser la Chambre pour devenir majoritaire et, de facto, faire adopter ses projets de loi et ses budgets sans avoir à négocier avec un des partis d’opposition, et surtout bénéficier d’un mandat complet de quatre ans sans avoir à vivre sous la menace d’être renversé.

Or jusqu’à aujourd’hui, le scénario a été considéré du point de vue de la joute politique, gains des libéraux, pertes pour les conservateurs de Pierre Poilievre, le côté éthique ayant été analysé surtout du point de vue des députés transfuges. Mais, par ailleurs, que doit-on penser de l’éthique du Parti libéral lui-même alors que des témoignages récents de députés conservateurs révèlent qu’ils ont refusé les invitations des libéraux à sauter la clôture, soit un conservateur de Colombie-Britannique et une néo-démocrate du Nunavut? Des révélations qui dénotent sans coup férir toute l’indécence qui se propage dans les coulisses des libéraux fédéraux et qui poussent des élus à privilégier leurs intérêts personnels au détriment de ceux de leurs électeurs. Tout simplement éhonté et cynique!

Radars photo lucratifs... et après?

Ces derniers jours, plusieurs médias ont révélé le montant des amendes payées par les automobilistes en 2025 grâce à l’installation de radars photo, soit environ 133M$, une hausse de plus de 33M$ par rapport aux amendes de 100M$ compilées en 2024. Puis se déroulent une série d’endroits stratégiques où sont placés les radars photo accompagnés du nombre de constats d’infraction pour chacun d’eux et du montant des amendes versées. Somme toute, on a l’impression de lire la liste des pointeurs de la LNH du plus prolifique en descendant vers les moins performants. En revanche, on ne connaît pas les statistiques comparatives avec les années passées qui pourraient permettre de connaître la diminution, s’il y a lieu, du nombre d’accidents et de décès dus à la présence des dits radars, une donnée qui aurait apporté un regard davantage éclairant aux lecteurs qu’une liste d’épicerie des constats d’infraction et des amendes lucratives accordées aux automobilistes. En termes clairs, oui aux radars photo...et après?


Henri Marineau, Québec



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