Périlleux mariage entre l’environnement et l’économie

Changements climatiques en 2026

Pensée

Tribune libre

Il fut un temps pas si lointain, je vous avoue bien sincèrement, les allusions aux conséquences désastreuses des changements climatiques sur les habitants de la planète ne m’atteignaient pas vraiment considérant le peu de changements qui se produisaient dans mon environnement.

Or aujourd’hui, ma perception a bien changé. En effet, depuis quelques années, les cataclysmes naturels ne cessent de nous bombarder ici même au Canada, que ce soit les feux de forêts aux conséquences désastreuses en lien avec les forêts dévastées, les inondations sans précédent liées à des pluies torrentielles ou les tornades catastrophiques sur des régions entières liées à des vents d’une extrême violence sans parler des pics de températures, été comme hiver, qui atteignent des sommets jamais observés depuis des décennies.

En revanche, dans ces circonstances pour le moins troublantes et alarmantes, notre premier ministre du Canada ouvre la voie, dans le cadre de ses projets d’intérêt national, et cela, nonobstant certaines conditions, à la construction d’un pipeline reliant l’Alberta à la côte du Pacifique et, de surcroît, selon les sondages, avec la bénédiction de la majorité des Canadiens. Et de son côté, notre premier ministre du Québec n’est pas fermé à l’hypothèse d’un pipeline moyennant la volonté manifeste liée à l’acceptabilité sociale.

De ce fait, l’année 2026 s’ouvre sur un paysage inquiétant eu égard aux positions de nos gouvernements sur les changements climatiques, et, si vous ajoutez à ce constat le virage à 180 degrés de la population que semble nous indiquer les récents sondages, vous obtenez la recette parfaite pour reculer eu égard aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre que se sont fixés les deux paliers de gouvernements il n’y a pas si longtemps. Une preuve tangible qui illustre à merveille la périlleuse union entre l’environnement et l’économie…

Pensée

«  Les « Canadians » [...] croient que nous sommes un peuple dégénéré et que l’état de notre langue est la preuve de notre décadence. Cette attitude est normale. Les colonisateurs ne pouvant fonder leur occupation sur la justice, s’appuient sur un sentiment de supériorité. Ils croient que le peuple dominé a besoin de lui, que, privé de sa présence, il sombrerait dans l’anarchie et la pauvreté.  » François-Albert Anger, Les droits du français au Québec, Éditions du Jour, 1971, p. 133


Henri Marineau, Québec



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