Advenant la victoire du Parti québécois au scrutin d’octobre 2026, son chef, Paul St-Pierre Plamondon (PSPP), sera confronté à un double défi, soit de réaliser l’indépendance du Québec par voie de référendum au cours de son mandat, et d’être confronté à la mégalomanie chronique de son voisin du Sud, Donald Trump, eu égard à ses visées d’annexer le Canada comme 51e État des États-Unis. En revanche, le deuxième mandat de Trump prendra fin en 2029, ce qui ne laisse qu’un seule année à PSSP pour naviguer sans l’omniprésence du président dans la géo-politique québécoise, soit jusqu’à la fin de son mandat en 2030.
D’ici là, il reste trois ans à Donald Trump pour multiplier ses déclarations sur ses intentions de s’approprier le Canada et, pendant cette période, PSPP devra rassembler ses forces pour la victoire du « oui » dans un contexte où les défenseurs du fédéralisme useront de toutes les stratégies imaginables pour mettre en exergue la souveraineté du Canada.
Dans ce contexte explosif, il faudra surveiller de près la stratégie de Trump au cours des prochaines semaines eu égard à ses velléités d’acheter le Groenland, et le cas échéant, ses déclarations pointant l’annexion du Canada. À ce sujet, j’émets certaines réserves à l’effet que cette potentielle annexion se réalise avant le prochain scrutin provincial et, de ce fait, selon les tendances sur les intentions de vote des Québécois, les sondages laissent présager l’élection d’un gouvernement péquiste en octobre 2026.
Somme toute, quel que soit le scénario envisagé, il est clair que PSPP, advenant sa victoire à l’automne 2026, devra user de finesse dans ses approches avec Donald Trump qui, jusqu’à maintenant, ne s’est jamais prononcé sur l’éventualité d’un Québec souverain. Dans un contexte aussi explosif, je suis d’avis que PSPP devrait attendre le départ de Trump de la Maison-Blanche et tenir le référendum sur l’indépendance du Québec dans la dernière année de son mandat, soit en 2030.
Pensée
« Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les ’Français canadiens’ sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité... » Charles de Gaulle
Henri Marineau, Québec











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