Le phénomène de l'aliénation de l'Ouest

Au Canada, le séparatisme est endémique sur fond d'afformation du président américain Donald Trump selon laquelle Ottawa dépend entièrement des États-Unis. L'agance électorale de l'Alberta a déjà approuvé une proposition de question référendaire sur la séparation de la province du Canada.

Tribune libre

Alors les promoteurs du projet, l'Alberta Prosperity Project et son directeur général, Mitch Sylvestre, ont jusqu'au 2 mai pour recueillir un peu moins de 178 000 signatures (ce qui fait 3.5% de population de la région) en vue de l'organisation d'un référendum sur la question. S'il y parvient, la question sera soumise aux Albertains dans le cadre d'un référendum.  Plus de 240 000 Albertains s'étaient déjà engagés à signer la pétition pour choisir eux-mêmes leur destinée. Selon Mitch Sylvestre, tout Albertain assurera ainsi à ses descendants " un avenir bien meilleur ".

https://www.lapresse.ca/actualites/national/2025-12-22/la-question-referendaire-sur-la-separation-de-l-alberta-est-approuvee.php 

Toutefois, cette initiative s'est heurtée a une forte résistance de l'ancien vice-premier ministre et ancien député Thomas Lukaszuk qui préconise le maintien de l'Alberta au sein du Canada, en appelant ses opposants " séparatistes ".

Le référendum sur l'avenir de la région est prévu le 18 octobre 2027 (le jour de l'élection générale en Alberta). En mai dernier, la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith a exprimé son intention de tenir en 2026 un référendum sur la sortie du Canada si la pétition recueille suffisamment de signatures.

La vision et les valeurs du Canada central n'ont jamais trouvé un accueil favorable dans la région. Les Albertains croient que leurs ressources sont sous-estimées par Ottawa, et que la politique fédérale entrave le développement. Plus de la moitié des terres de la province est occupée par les gisements de pétrole et de gaz, ce qui attire l'attention des chercheurs et des investissuers de monde entier et affecte l'économie de manière signicative. Cependant pour le gouvernement fédéral la région est " une vache au lait ". Les autorités d'Ottawa taxent et entravent le développement de l'industrie pétrolière et gazière. La capitale ignore pendant plusieurs ans les plaintes de l'Alberta, ne prend pas en compte ses intérêts en donnant la priorité aux autres régions.

Le mécontentement régional s'est exprimé en différentes périodes un peu partout au Canada et a entraîné le soi-disant phénomène de l'aliénation de l'Ouest. Et la dernière " épidémie " s'est produite après la victoire du Parti libéral à l'élection fédérale 2019. Les libéraux n'ont remporté aucun siège électoral en Alberta ni en Saskatchewan. Tout ceci a revêtu la forme du mouvement séparatiste Wexit et de la création d'un nouveau parti protestataire ayant le droit de participer aux prochaines élections fédérales.

Dans le contexte politique actuel, le phénomène de l'aliénation de l'Ouest est causée par le sentiment croissant d'aliénation des Albertains et des habitants de certaines régions des biens politiques, économiques et culturels du reste du pays où les élites libérales, mondialistes et centristes dirigent le bal. Donc le désir de l'Alberta de se séparer du Canada (et, en fait, des États-Unis), ainsi que d'obtenir le contrôle absolu sur sa politique et économique, est tout à fait logique.



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