Bombardier : l’opposition dénonce la délocalisation à l’étranger

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Le gouvernement Couillard trop accommodant





Les partis d’oppositions dénoncent le transfert annoncé d’emplois de Bombardier vers des pays où le coût de la main-d’œuvre est moins élevé, comme le Mexique et le Maroc.

«Ça vient confirmer que l’entente qui a été signée par Jacques Daoust est une mauvaise entente», a lancé François Legault mercredi lors d’un point de presse. À son avis, l’investissement de 1,3 milliard du gouvernement du Québec chez Bombardier aurait dû protéger les emplois québécois du spectre de la délocalisation.


«Il y a 17 700 emplois de Bombardier au Québec. La première chose que je me serais assurée de faire, c’est avoir une garantie qu’aucun de ces emplois ne sera pas déménagé hors du Québec. Il n’y a rien de ça dans l‘entente signée par Jacques Daoust. On a mis 1,3 milliard. On devrait obtenir ce genre de garantie», a soutenu le chef caquiste.


Pour le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau, «ça prouve une fois de plus que c’est une mauvaise transaction». «J’ai entendu 10 fois le premier ministre dire que son rôle est de protéger des emplois au Québec. Qu’il s’explique. C’est directement relié à l’aéronautique. C’est tout le secteur de l’aéronautique qui aurait dû être protégé par la transaction bâclée par le ministre Daoust», a dit M. Péladeau, qui a questionné Philippe Couillard en chambre à ce sujet.











Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault




Photo Agence QMI, Pierre-Yves Carbonneau-Valade





Le solidaire Amir Khadir dénonce de son côté le piètre retour sur investissement que le gouvernement du Québec a obtenu, soit «des pertes d’emplois».

Le président et chef de la direction de Bombardier Alain Bellemare a affirmé mardi son intention de réduire ses coûts d'exploitation en recourant à la délocalisation d’activités de fabrication vers l'étranger. Il n’a pas précisé le nombre d’emplois qui pourraient être affectés.

La C-Série n’est pas Bombardier

Le gouvernement rétorque «qu’il fallait investir dans la Série C.» «C'est la série C qui est la clé de l'avenir aéronautique du Québec, au-delà même de Bombardier, qui est la locomotive du secteur aéronautique à Montréal», a indiqué le premier ministre.

Pour Philippe Couillard, l’entente protège «le siège social, l'ingénierie, tous les travaux techniques» spécifiquement pour la Série C. Pour les autres divisions de Bombardier, il n’y peut rien puisqu’il s’agit d’un «mouvement de délocalisation que toutes les entreprises globales font à un moment ou à un autre».




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