Pour les besoins de la petite histoire, il m’apparaît judicieux de rappeler que l’instauration du télé-travail a été implantée dans le cadre des mesures de protection décrétées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de la COVID-19. Autrement dit, le travail à la maison était une mesure circonstancielle. En conséquence, la circonstance étant éliminée, la logique devrait se traduire par un retour à la case départ, à savoir le travail en présentiel cinq jours par semaine comme était la règle avant la pandémie.
Or une nouvelle mesure du gouvernement impose le présentiel trois jours par semaine à compter du 26 janvier, une décision qui soulève un tollé de contestation au sein des fonctionnaires qui soupçonnent François Legault de vouloir inciter des employés à démissionner pour réduire la taille de l’État. « C'est une belle porte pour le gouvernement pour pouvoir abolir encore plus de postes, et ça coûtera encore plus de services à la population, malheureusement [...] Pourquoi est-ce qu’on irait engorger le trafic existant déjà dans les grandes villes? » allègue le président du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle.
Un récent sondage maison [dont on peut douter tout au moins de l’objectivité] réalisé auprès des membres du SFPQ révèle que les fonctionnaires ne sont pas d’avis qu’une augmentation du travail en présentiel améliore la collaboration et la cohésion d’équipe, les employés évoquant même des difficultés de concentration en raison de l’absence d’espaces fermés. Pire encore, les employés de l’État anticipent des effets négatifs avec l’ajout d’une troisième journée de boulot au bureau, 87% des travailleurs sondés prévoyant une hausse du stress et de la fatigue, 63% une baisse de la productivité individuelle et 71% une diminution de l’intention de rester en poste.
À mon sens, le télétravail à trois jours par semaine a contribué à installer une zone de confort chez les employés de l’État. En revanche, de mémoire, je ne me souviens pas que le travail au bureau cinq jours par semaine ait fait l’objet de quelque doléance avant la pandémie. Enfin je suis plutôt d’avis que le travail en présentiel contribue à créer un climat de travail sain et productif en comparaison avec un travail isolé à la maison et, de facto, je préconise le retour au présentiel trois jours par semaine.
En quête de la fontaine de Jouvence
À une certaine époque, les rides au visage représentaient les traces du sourire, ces fines lignes autour des yeux et de la bouche apparaissant plus tôt chez les personnes particulièrement joyeuses, qui rient beaucoup en plissant souvent les yeux.Or aujourd’hui, nous assistons à un changement de paradigme radical qui identifie l’apparition de ces ridules au vieillissement, d’où l’émergence en forte croissance d’injections esthétiques telles le Botox. Autres temps, autres mœurs...
La popularité des injections esthétiques pour contrer les rides a explosé au Québec. Des centaines d’infirmières et de médecins ont tourné le dos au réseau de la santé pour profiter de la manne entourant l’explosion de la popularité des injections esthétiques, comme le Botox. «Maintenant, tout le monde pique!», constate Mirna Saadeh, une infirmière de Montréal qui pratique des injections depuis 15 ans. Depuis sept ans, le nombre d’infirmières qui travaillent en «soins médico-esthétiques» a plus que doublé, passant de 149 à 344 à travers le Québec.
Signes des temps, les injections esthétiques ont particulièrement la cote auprès des jeunes Québécois de moins de 30 ans qui sont prêts à payer des milliers de dollars par année pour améliorer leur apparence. «100% de mes amis ont recours au Botox. C’est très normal de faire ça!, confie ouvertement Amélie Riel, 29 ans, qui reçoit des injections esthétiques régulièrement depuis quatre ans.
L’éventail des utilisateurs réguliers des injections esthétiques ne cessent de s’accroître chez les jeunes adultes autant que chez les personnes âgées, un phénomène transgénérationnel qui défie toutes les statistiques. Les premiers visent la prévention des rides, les seconds, leur disparition. En revanche, les deux groupes d’âges sont envoûtés par un défi similaire, la quête de la fontaine de Jouvence.
Henri Marineau, Québec













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