Réponse à Yves Boisvert

Non les unilingues ne sont pas tous des étroits d'esprits.

Tribune libre

Ca va faire les accusations de xénophobies et de racisme à l'égard des québécois qui ne parlent que le français!
Je voudrais vous dire d'abord monsieur Boisvert que l'acquisition d'une langue seconde n'est pas accessible à tous. Il y a des gens qui n'ont pas d'aptitude à cet apprentissage et cela ne fait pas d'eux des demeurés.Je fais partie de ces gens et crois avoir une ouverture d'esprit au moins égale à la vôtre.
Je suis une personne curieuse sur le plan intellectuel et me tappe des centaines d'essais par années. Je lis des auteurs américains, anglais et espagnols dans ma langue. Je pense avoir une assez bonne culture générale en sociologie, politique,anthropologie, environnement, médecine et philosophie. Je ne me considère pas comme une personne restreinte.Savoir dire à la fois il pleut et it rain ne fait pas automatiquement de vous un prix Nobel.J'ai connu des gens parfaitement bilingues qui étaient d'un ennui mortel.
Au fait; un anglophone de Montréal qui ne parle pas la langue officiel du Québec, comment doit-on le définir? Et l'espagnol en Espagne,l'italien en Italie, l'allemand en Allemagne, le portugais au Portugal, sont-ils des racistes et des xénophobes s'ils vivent leur vie uniquementrt dans la langue de leur pays?
Et le 14 juillet, on fête qui et quoi? Et le 4 juillet?
Nous sommes 2% de la population de l'Amérique du Nord.Pourrions-nous fêter en paix notre francophonie sans être taxés de tarés.
On entend Céline Dion chanter en anglais dans tout l'espace public depuis des années. Moi je n'en peux plus!Je l'entend à mon marché Métro de Saint-Nicolas sur la rive-sud de Québec. Je l'entend chez Jean-Coutu. Je l'entend chez Rona et Réno-Dépôt. Pourrions-nous réserver le 24 juin à la culture québécoise francophone. Il me semble qu'une journée dans l'année; ce n'est pas trop demandé.
En terminant; j'invite monsieur Boisvert à consulter le programme officiel du Festival d'Été de Québec, version 2009. Plus de la moitié de la programmation présente des artistes anglophones.Je me souviens du Festival d'Été de Québec qui faisait la promotion de la relève francophone du Québec et de tous les pays de la francophonie.Tous ces artistes qui venaient du Bénin, du Sénégal, de la Tunisie, du Liban, de la France, de la Belgique. Il est bien fini ce temps.Où sont nos grands artistes québécois dans cette programmation. On les cherche en vain. Lisez le programme de cette année:STING, KISS,THE LOST FINGERS,JEFF BECK,LOREENA MC KENNIT,etc...
Plusieurs de ces artistes m'intéressent mais c'est le cadre dans lequel ils se produisent qui ne convient pas.
Je suggère donc que le Festival d'Été de Québec change de nom. Qu'il s'appelle dorénavant: Le Festival d'Été de Toronto à Québec.


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7 commentaires

  • Michel Guay Répondre

    17 juin 2009

    Donc selon ce colonisés fédéraliste tous les anglophones qui imposent leur langue anglaise dans leur 9 provinces sont des xénophobes et des racistes et l'humanité entière est raciste en imposant leurs langue nationale .
    Comment est ce possible d'endurer de tels anti Québecois encore en 2009

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    Yves Boisvert et Bob Gratton, c'est du pareil au même: ce n'est pas de sa faute s'il est demeuré, il faut bien l'accepter, que voulez-vous!

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    Monsieur Julien,
    J'aimerais ajouter que Marilyne Lacombe, de l'Association culturelle Louis-Hébert et l'instigatrice de cette fausse St-Jean, travaille comme directrice artistique chez C4 Productions. Elle se trouve donc en conflit d'intérêts. En fait, C4 Productions ne s'intéressent qu'à faire profiter les groupes qu'elle représente des cachets offerts pour les festivités. Ce bordel a été créé de toutes pièces pour une question d'argent.
    Guy Le Sieur
    Vive la Républque de l'Amérique française

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    La preuve que cette "fête nationale" est en fait la Fête Nationale de la Municipalité Mosaïque de Montréal :
    Bloodshot Bill ne partage pas les idéaux d’un Québec souverain. «En fait, je ne sais pas, dit-il, je ne connais rien d’autre que le Canada.» Le chanteur parle peu le français et il connaît à peine Guy A. Lepage, mais il se dit fier d’être québécois et aussi «part of Canada».
    http://www.ruefrontenac.com/spectacles/musique/6798-guy-a-fete-nationale
    Ce type est NÉ à Montréal !
    Pour ce type, "Québécois" veut dire montréalais.
    Il n'a même pas la moindre notion de ce qu'est la Saint-Jean.
    Et ce sont des "souverainsistes" qui ont invité ce type à venir chanter en anglais à une Saint-Jean ! Montrer à ce "renfermé sur lui-même" que les souverainistes sont si ouverts qu'un jour il quittera la couverture douillette de sa communauté pour se joindre à notre cause pour ne plus être "part of Canada". Et pourquoi pas le convaincre de renier complètement sa communauté lui aussi ? Cesser de chanter en anglais et se mettre à chanter en français, en chinois et en espagnol dans le monde ! Ouach que c'est beau ! Émouvant !
    Dans dix ans il votera PQ !
    S'il y en a encore qui demandent c'est quoi la différence entre souverainiste et indépendantiste nationaliste, bein voilà !
    Les commentaires de Guy A. Lepage sont révélateurs.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    En lisant le texte de Boisvert, on comprend à quel point cette subversion de la Saint-Jean en Fête Nationale civique sert la cause des fédéralistes.
    Le scandale vient des organisateurs qui ont nommé leur fête Saint-Jean en y invitant des anglophones à venir chanter en anglais.
    La Fête Nationale civique appartient à Montréal et n'a plus rien à voir avec la Saint-Jean traditionelle en régions.
    Tant que le PQ travaillera à la déethnisation du peuple, il servira la cause des fédéralistes.

  • Claude Richard Répondre

    16 juin 2009

    Hier à l'heure du souper à TVA, il y avait deux publicités assez appuyées, l'une sur OSHEAGA et l'autre sur Virgin Mobile Festival. Le premier événement, qui revient chaque année, se tient en août et, comme d'habitude, les groupes ou chanteurs francophones y sont rarissimes: j'en ai compté un (Caracol) sur à peu près 20. Le deuxième événement doit avoir lieu les 21 et 22 juin quelque part à Montréal: je n'ai pas trouvé de nom francophone dans la liste des quelque 20 groupes aussi qui doivent s'y produire. Est-ce que nos Yves Boisvert et Patrick Lagacé de ce monde vont dénoncer cette incongruité et ce mépris envers les francophones? Pensez-vous? C'est bien plus facile de taper sur les promoteurs du français; c'est à la mode!
    Il ne viendrait pas, je pense, à l'esprit de Céline Dion de chanter en français aux États-Unis à la fête de l'Indépendance américaine, même s'il y a des dizaines de milliers de parlant français et plusieurs millions de descendants de francophones dans ce pays : la langue nationale des États-Unis est l'anglais. Pourquoi devrions-nous avoir une norme différente ici? Quand l'ouverture devient béance, il y a des questions à se poser.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2009

    Merci monsieur Julien. Ce qui m'enrage c'est qu'Yves Boisvert parle de fascisme culturel. Le fascisme culturel nous le vivons quotidennement à Montréal. Rentrez dans n'importe lequel établissement publique: café, bistros, commerces au détail et le seul environnemnt audio qu'on vous servira est unilingue anglo. Je ne parle pas des stations de radios anglos de Montréal pour lesquelles nonus d'existons tout simplemet pas.
    À titre d'exemple, à cinq reprises, j'en ai fait la remarque à la serveuse, la caissière et à la gérante du café « Les deux Marie » sur St-Denis, où la majorité des clients sont français. J'ai eu droit à un air vide, un commentaire moqueur ou tout simplement à du mépris dans l'excuse qu'on m'a fournie. Pour moi c'est ça du fascisme culturel.
    Guy Le Sieur
    Vive la République de l'Amérique française