Pour un Québec tout en français, juste en français

À Montréal, pour entendre moins d'anglais, ça va prendre moins d'anglos

13 mesures d'opposition directe gagnantes

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Tribune libre

Pour bien comprendre la situation précaire du français à Montréal et ce qu'il faut faire pour remédier à l'augmentation de l'anglais cherchant à le remplacer, considérons ceci:


- On ne veut pas d'un Québec avec des anglos capables de parler français aux francos rien lorsque c'est nécessaire, mais qui parlent en anglais et vivent en anglais dans leur culture anglaise le reste du temps. Ce n'est pas vivre à la québécoise, c'est continuer à vivre à la canadienne.


- Non, on veut qu'au Québec tout le monde parle en français et vive en français dans la culture québécoise tout le temps.



En conséquence, les anglos (et les allophones qui optent pour l'anglais -ils le voudraient bien tous au fond) doivent être considérés comme étant de trop en nombre et doivent pour cette raison être incités à quitter le Québec pour aller s'établir quelque part dans le reste du vaste Canada de Justin Trudeau.



Des mesures gouvernementales et citoyennes doivent être prises pour que cette série de déménagements soit amorcée dans le but de réduire de 90% le nombre d'anglos à Montréal d'ici 10 ans.


La preuve que les programmes de francisation ne sont qu'un leurre pour endormir les esprits lucides: l'exode des francophones hors de l'île de Montréal s'accentue d'année en année. Ce geste désespéré s'explique clairement par le rejet de la vie en anglais qui y gagne dangereusement du terrain et qui vient gâcher tout l'agrément de la vie de quartier parmi ses semblables. À cela s'ajoute le sentiment de vivre dans une ville étrangère perdant peu à peu tous ses repères québécois, devenant de surcroît tiermondisée à outrance, ce qui provoque l'augmentation de la dangerosité.



C'est peine perdue de chercher à franciser de force des centaines de milliers de personnes anglophones et allophones qui jamais n'adhèreront à notre culture. Ils resteront à jamais enfermés dans leur bulle culturelle à eux. Cela n'en fera jamais des participants actifs à la nôtre. C'est précisément cela qui fait qu'ils sont de trop ici. Ils nous dénaturent, nous volent notre âme collective, nous font rapetisser.


Que le message soit clair pour eux tous: Vous ne voulez pas vivre en français et dans la culture québécoise au Québec, allez vous établir ailleurs.



Croire qu'on peut prendre 1 million d'anglos et d'allos de Montréal et en faire de bons francos amicaux et heureux de l'être est illusoire et revient à de l'aveuglement volontaire.


Pour qu'il y ait un Montréal francophone, ça va prendre quasiment juste des francophones.



Et cela vaut pour les immigrés français langue seconde qui parlent une langue étrangère à la maison et dans leur communauté, et pour qui le français demeurera toujours une simple langue accessoire et utilitaire, sans attachement viscéral et sans participation prépondérante à la culture. Ce seront les premiers à passer à l'anglais le jour où cette langue deviendra majoritaire.



Répétons-le: Pour qu'il y ait à nouveau un Montréal francophone, ça va prendre pratiquement juste des francophones. Les autres doivent être amenés à se relocaliser ailleurs au Canada. Pour les allécher, vantons-leur que dans le ROC, 9 belles autres provinces les attendent pour leur permettre de vivre à la canadienne, puisqu'il refusent de vivre ici à la québécoise. Et on ne les retiendra pas une seconde. Passez votre chemin, comme on disait à l'époque.



Plus question de viser la coexistence pacifique, un euphémisme trompeur qui n'a pour seul résultat de les faire augmenter en nombre.


Il faut organiser la résistance, il faut amorcer une opposition systématique ouverte. Il est temps de faire bouger les choses à tous les niveaux d'intervention sur le terrain.


Le grand principe directeur qui doit nous guider est fort simple: Au Québec, on vit en français, un point c'est tout. Pas d'exception.


Il faut trouver des moyens de leur faire comprendre le message et les mettre en application.



A - Exemples de mesures gouvernementales incitatives ou de mesures à ajouter à un programme électoral



1- Des programmes gouvernementaux de compensation de frais de déménagement seraient utiles pour accélérer le processus de relocalisation ailleurs qu'au Québec et convaincre les hésitants de saisir l'occasion. Des campagnes publicitaires pourraient être lancées dans le genre: "Si c'est vivre en milieu anglais qui vous intéresse, le reste du Canada vous attend" ou "Vous voulez vivre en anglais, parfait. Allez-vous en au Canada".



2- Plus aucun service gouvernemental ne doit être offert en anglais



3- L'employeur devra justifier la nécessité de la maîtrise de l'anglais pour occuper un poste donné (il y a clairement de l'abus dans l'exigence d'un tel critère, souvent venant d'un patron unilingue anglais ou allophone qui ne veut pas se donner la peine d'apprendre le français pour communiquer avec ses employés)



4- Toutes les subventions provinciales aux organismes anglophones doivent être réduites au pro-rata ou suspendues: loisirs, organisations communautaires, établissements d'enseignement, hôpitaux, services en tout genre, etc. Actuellement, il existe un net déséquilibre en leur faveur qui leur donne l'impression d'être les maîtres et d'y avoir droit par prérogative.



5- Que l'Office de la langue française se montre plus pointilleuse et zélée dans l'application de la loi 101, avec amendes salées et fermeture imposée aux contrevenants récidivistes



6- Dans les cours d'écoles multiethniques, seul le français sera autorisé.



7- Que seul l'affichage unilingue français soit permis partout dans l'espace public



8- Que seule de la musique francophone soit diffusée dans l'espace public, ou à un certain pourcentage, comme le contenu francophone à la radio, tel que déterminé par le CRTC: haut-parleurs extérieurs, restaurants, métro, musique d'ascenseur, salles d'attente, magasins et commerces. Là où on diffusait de la musique instrumentale, celle-ci devra être remplacée par de la musique francophone. C'est une technique efficace qui a fait ses preuves pour disperser les gangs de rue et les délinquants des minorités visibles. En effet, on s'est mis à faire jouer de la musique classique dans les stations de métro dangereuses, avec pour résultat de les chasser en un rien de temps.



B- Exemples d'interventions citoyennes directes à la disposition de tous



9- Des pressions citoyennes subtiles pourront aider à faire comprendre le message au anglos, par exemple en adoptant la bonne attitude face à eux au quotidien sous tous les rapports, dans les échanges où on insiste pour qu'on nous réponde en français ("si vous n'êtes pas capable ou refuser de me répondre en français, vous n'êtes pas à la bonne place"), dans les conversations au travail, les réunions de groupe, lorsqu'on demande un renseignement sur la rue et qu'on refuse de nous répondre en français, etc.



10- Que le mouvement indépendantiste se fasse entendre avec plus d'aplomb et s'affirme publiquement. Les anglos doivent sentir qu'un Québec libre contribuerait à rétablir tous les droits légaux des francophones liés à leur identité collective native.



11- Dans les milieux de travail, que chaque employé et son syndicat se fassent un point d'honneur d'insister pour faire respecter le droit de travailler en français. Qu'on dénonce les infractions, les pressions à adopter l'anglais.



12- En entrant dans un commerce, les clients ne doivent être accueillis qu'en français. Remplaçons "en français s-v-p" par "en français seulement s-v-p".



13- Lançons toutes sortes de slogan appropriés:



"Alcool au volant, tolérance zéro. Anglais à Montréal, tolérance zéro"



"Tous ensemble, combattons les gangs de rue, le crime organisé, l'anglais à Montréal"



"Votre devoir d'honnête citoyen: refuser l'anglais à Montréal"



"Vivre au Québec, c'est vouloir y vivre en français"



*     *     *



Toutes ces mesures, ces agacements répétés, ces piqûres de moustiques insistantes qui les ramènent à l'ordre, ont pour but de rendre la vie insupportable aux anglos et de les excéder au point qu'ils ne demanderont plus qu'à quitter définitivement. C'est en multipliant les irritants que nous atteindrons notre objectif.


Il faut que les anglos/allos s'aperçoivent qu'il n'y a plus moyen comme avant de contourner le fait français au Québec et de se dispenser de s'y conformer, comme il est actuellement si facile de le faire à Montréal. Plus d'échappatoires.



Au fait, saviez-vous qu'à la fin du 19è siècle, la majorité des habitants de la ville de Québec étaient anglophones? Ahurissant, n'est-ce pas? Mais malgré un tel handicap, on a finalement réussi à s'en débarrasser pour faire de la capitale nationale la grande ville la plus fièrement francophone d'Amérique. Alors, retroussons-nous les manches et faisons de même pour Montréal. Si ça a marché pour minou, ça marchera pour pitou.



On se rappelle avec satisfaction que lors de l'approche du référendum de 1995, nombreux sont les anglos et allophones qui ont quitté d'eux-même et précipitamment la métropole dans un vent de panique, par rejet de la montée identitaire québécoise. À nous de recréer le même genre de conditions favorables à leur relocalisation dans le ROC.


Le but ultime qui devient une nécessité pour la survie du peuple québécois de souche est de faire en sorte qu'il n'y ait pratiquement plus que des francophones de langue maternelle au Québec, à 90% et d'ici 10 ans.



Et tous ces efforts louables sont accomplis afin de retrouver et perpétuer un Québec à notre ressemblance, tout en français, juste en français.


Ce beau et grand Québec qui n'appartient qu'à nous, et à personne d'autres.



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Réjean Labrie656 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses 655 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période de plus de 12 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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5 commentaires

  • Réjean Labrie Répondre

    5 novembre 2021


    Le pdg d'Air Canada, Michael Rousseau, de mère francophone mais assimilé totalement à l'anglais, continue de susciter une grogne bien méritée.



    Il déclare avec fierté et arrogance: «J'ai été capable de vivre à Montréal sans parler français, ce qu'affirme celui qui vit pourtant à Montréal depuis 2007. De plus, Michael Rousseau n’a pas été en mesure de répondre à de simples questions en français de la part des journalistes.



    «Ça envoie le message aux nouveaux arrivants que c'est possible de faire sa vie en anglais à Montréal. Ça envoie le message aux jeunes anglophones que c'est possible de faire sa vie en anglais seulement», s’est inquiété le député péquiste Pascal Bérubé selon qui le projet de loi 96 du gouvernement pour renforcer la loi 101 «ne fait pas peur à ces gens-là».



    Comme on le voit, la francisation des anglos et de bon nombre d'allophones est chose impossible.



    Le titre de l'article indique la marche à suivre, la seule vraiment efficace pour diminuer la présence de la langue anglaise au Québec:


    À Montréal, pour entendre moins d'anglais, ça va prendre moins d'anglos.


    Par la relocalisation ailleurs au Canada.



  • Réjean Labrie Répondre

    20 mai 2021

    J'ai fait parvenir aux instances du Parti québécois mes suggestions énumérées plus haut. Le lecteur pourra les comparer avec celles proposées par le parti visant à bonifier la loi 101 dans le cadre du projet de loi 96.


     le PQ recommande notamment la maîtrise du français obligatoire pour les immigrants économiques, la réduction des seuils d'immigration en fonction de la capacité d’accueil du Québec, rendre un cours de français par session obligatoire dans les cégeps de langue anglaise, et va jusqu’à proposer une solution à la controverse du « bonjour / hi ».


    Autre exigence : rendre l’attribution de subventions, contrats ou avantages à une entreprise conditionnelle au respect de la Charte de la langue française. Ou encore, imposer une épreuve uniforme de français pour les étudiants anglophones.


    Le PQ misera sur une hausse significative d’environ 20 points de pourcentage des transferts linguistiques pour atteindre son objectif. D’ici 2031, il croit réaliste de voir la proportion d’allophones qui adoptent la langue française comme langue d’usage à la maison passer d’environ 55 % à 75 % en 10 ans.


    L’opposition péquiste va réclamer que l’évolution des transferts linguistiques fasse désormais l’objet d’une évaluation annuelle.


    D’ici 10 ans, le PQ veut faire en sorte de ramener à 82 % la proportion de Québécois ayant le français pour langue d’usage, soit le taux prévalant en 2011. Cela entraînerait une hausse d’environ quatre points de pourcentage par rapport à la situation actuelle.


    « Bonjour-Hi »


    Sur l’enjeu controversé du fameux « bonjour-hi », la langue d’accueil dans les commerces de Montréal, le PQ propose un certificat de bonne conduite remis aux commerçants soucieux de s’adresser à leurs clients en français.


    « C’est une valeur ajoutée pour ceux qui respectent les règles », a dit M. Bérubé.


    Cérémonie d’accueil


    En outre, mesure symbolique pour valoriser l’appartenance et l’intégration, le PQ implanterait une cérémonie annuelle d’accueil pour tous les immigrants qui ont reçu leur Certificat de sélection du Québec (CSQ), organisée par le député de la circonscription.


    Enfin, le Parti québécois propose que le titulaire du ministère de l’Immigration soit aussi ministre responsable de la Langue française.


    Source: Le plan du Parti québécois


  • Réjean Labrie Répondre

    18 mai 2021

    Le Parti québécois propose sa liste de mesures pour renforcer le fait français au Québec, dont certaines ressemblent à celles que je leur avais fait parvenir.




    Réforme de la loi 101 : le PQ propose des mesures plus « courageuses »


    Quelques mesures proposées :



    • appliquer la Charte de la langue française au réseau collégial;

    • mettre sur pied un bureau de promotion du contenu québécois;

    • miser sur la régionalisation de l’immigration en donnant la priorité aux immigrants qui s’engagent à s’installer en région;

    • renoncer au financement de 750 M$ pour l’agrandissement du Collège Dawson et de l’Université McGill;

    • assurer une présence nettement prédominante du français dans l’affichage commercial.


    En plus de demander l'application de la Charte de la langue française aux entreprises de 25 à 49 employés ainsi qu'aux entreprises de compétence fédérale, le PQ entend interdire que la connaissance de l'anglais soit une exigence d'embauche, à moins que cela ne soit objectivement nécessaire.


    De plus, aucune entreprise ne pourrait recevoir de subvention du gouvernement provincial ou participer aux appels d'offres sans se conformer aux exigences de la Charte.


    De côté des commerces de détails et de service, le PQ souhaite en finir avec le bonjour-hi en octroyant une certification officielle aux commerces qui accueillent et servent leurs clients en français. Celle-ci prendrait la forme d'une affiche mise en évidence, qui permettrait aux consommateurs d'encourager seulement les commerces qui la détiennent.






  • Réjean Labrie Répondre

    16 mai 2021

    Le projet de loi 96 visant à renforcer le français au Québec va bon train.


    J'avais fait parvenir au ministre Jolin-Barrette ma liste d'idées et suggestions énumérées plus haut.


    On ne sait jamais si tout cela se rend, mais force est de constater que plusieurs de mes idées ont des affinités avec les 24 mesures actuellement à l'étude par le gouvernement.


    Les voici:


    - Ministère de la Langue  


    - Commissaire à la langue 


    - Réaffirmation que le français est la seule langue officielle  


    - Abolition du Conseil supérieur de la langue   


    - Nette prédominance du français dans l’affichage et dans la publicité 


    - Inscription du statut de la charte de la langue française dans la constitution canadienne et dans la charte québécoise  


    - Accorder à la loi 101 un statut prépondérant sur les autres lois 


    - Création de Francisation Québec  


    - Limitation du nombre de places dans les établissements collégiaux anglophones au niveau de 2019 avec hausse maximale de 8,7%. 


    - Les établissements anglophones devront prioriser l’accès aux anglophones  


    - Aucune subvention supplémentaire si le nombre de francophones dépasse la limitation  


    - Obligation de la réussite de l’épreuve de français au collégial, sauf pour les étudiants ayant un parcours en anglais au primaire et secondaire 


    - Obligation des entreprises d’offrir les services, les produits et la documentation en français 


    - Comité de francisation pour les PME de 25 à 99 employés 


    - Services de francisation pour les entreprises de 5 employés et moins  


    - Le ministre peut suspendre ou révoquer un permis en cas de non-respect de la loi 


    - Possibilité de résilier un contrat avec une entreprise qui ne respecte pas la loi 101 


    - Application de la loi 101 aux entreprises à chartes fédérales  


    - Interdiction de l’exigence du bilinguisme si l’employeur n’a pas pris les moyens pour faire autrement  


    - Recours pour les employés 


    - Confier aux syndicats le rôle d’assurer la protection des droits linguistiques 


    - Limitation de l’exigence de bilinguisme pour les juges  


    - Utilisation de la clause dérogatoire  


    - Exiger des municipalités qu’elles adoptent une motion pour maintenir leur statut bilingue, si ce statut n’est pas représentatif de la langue de la population       



    Source: La réforme de la loi 101


  • Réjean Labrie Répondre

    9 novembre 2020

    Le plus récent sondage Léger confirme que mon propos rejoint les préoccupations de la majorité des Québécois:


    Sondage Léger