Troisième lien entre Québec et Lévis

La boîte de Pandore

Tribune libre

Depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec (CAQ) en 2018, le projet de troisième lien entre Québec et Lévis a fait les manchettes à moult occasions, ballotté entre sa réalisation, et son report, son abandon et sa renaissance. Entre temps, il fut soumis à plusieurs études qui entraient souvent en contradictions sur la pertinence d’un tel projet Les consultations populaires sur le troisième lien se sont multipliées sans faire ressortir une prédominance marquée en sa faveur ou en son désaccord. Les avis sur le tracé à l’est ou à l’ouest font encore débat. Enfin les dernières projections de coût du troisième lien sont évaluées entre 7 milliards$ et 11 milliards$.

Or huit ans plus tard, en pleine campagne à la direction de la CAQ, alors que le ministre des Transports, Jonatan Julien, se dit prêt à aller en soumission, il doit reporter son échéancier, la candidate Christine Fréchette arguant qu’elle doit encore réfléchir et consulter avant de se prononcer sur le dossier.

Sept mois avant les élections du 5 octobre 2026, le gouvernement se retrouve dans l’eau trouble. Le projet de troisième lien est devenu une véritable boîte de Pandore au sein du cocus caquiste, la solidarité ministérielle tant défendue par le premier ministre démissionnaire, François Legault, s’effritant à tous les jours. La tension est palpable sur les avis contradictoires des ministres qui ne se gênent plus pour se prononcer ouvertement sur le troisième lien.

De plus en plus, un sentiment de profonde lassitude s’empare de la population de la grande région de Chaudiêre-Appalaches qui en est venue à remettre en question la réalisation du troisième lien, sinon à ne plus y croire d’autant plus que la fourchette de plusieurs milliards de dollars pour sa réalisation a atteint des sommes pharaoniques.

En somme, même si Christine Fréchette donnait son aval à la construction du troisième lien, le court laps de temps pour entériner les signatures des contrats de prise en charge du projet jouera nettement en défaveur des débuts de construction. En revanche, le troisième lien s’invitera sûrement dans les débats de la campagne électorale. Conséquemment, je suis plutôt d’avis que le prochain gouvernement héritera de ce dossier chaud, voire brûlant, dès son arrivée au pouvoir.

Pensée

«  Les « Canadians » [...] croient que nous sommes un peuple dégénéré et que l’état de notre langue est la preuve de notre décadence. Cette attitude est normale. Les colonisateurs ne pouvant fonder leur occupation sur la justice, s’appuient sur un sentiment de supériorité. Ils croient que le peuple dominé a besoin de lui, que, privé de sa présence, il sombrerait dans l’anarchie et la pauvreté.  » François-Albert Anger


Henri Marineau, Québec



 



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