Violence des élèves envers les enseignants, un phénomène alarmant
16 mai 2025
16 mai 2025
Bravo M. Marineau; vous vous approchez d’une vraie solution à cette criante anomie qui n’en finit plus de nous gruger et détruire comme société.
Les mots que je retiens principalement à votre réflexion sont ceux de «dialogue constructif». Le mot dialogue est majeur : «dia» qui signifie «deux», «logue» qui signifie «connaissance». L’ensemble constitue l’établissement d’un pont entre deux rives, entre deux mondes. Là où je diffère de votre réflexion est celui des deux mondes qui doivent dialoguer : l’enfant, et le maître. Évidemment, les parents doivent reconnaître le maître, ça va de soi puisqu’ils remettent entre ses mains le devoir d’instruire, d’élever l’enfant.
Qu’est-ce que l’école? «La Rome décadente de Pétrone… n’est pas la Rome de Lucrèce : elle est son antidote. Ceux qui se trouvent là vivent selon l’amitié. À Rome, on n’est pas à Athènes, on croit moins au concept idéal de l’Amitié qu’aux preuves de celle-ci. Dans cette villa (qu’on pourrait appeler UNE ÉCOLE)… c’est la pratique de la conversation philosophique, le plaisir d’être ensemble, les échanges sur les lectures… l’édification de soi par des maîtres qui élèvent leurs disciples, la joie aux repas pris ensemble, les bonheurs simples de nourritures saines, le sentiment de plénitude au spectacle pris de la vastitude de la mer dans le golfe de Naples — je l’ai expérimenté… Michel Onfray;
«La conversion; vivre selon Lucrèce»
pages 178 - 179.
Vous me direz que nous ne sommes plus là, ni à Naples, mais au Québec en 2025; je vous répondrais que l’école est un concept à faire vivre au-delà des modes et dans la réalité des choses. Ce qu’on a perdu avec trop de concepts et pas assez de preuves d’amitié et de réalité de la vie. On n’a pas encore réussi à prouver que l’école pouvait enseigner, à élever des élèves, à autre chose que la guerre, mais bien à enseigner la paix entre les humains qui doivent vivre ensemble.
J’aurai une conférence sur ce sujet le 21 juin prochain à Trois-Rivières au Festi-philo, au Musée Pop de 15 heures 30 à 16 heures 30.
François Champoux, Trois-Rivières
