Quelle date pour l'anniversaire de Lévis ?

Heureusement l'historien David Gagné a donné un avis nettement défavorable quant à cette date aussi curieusement avancée du 28 juillet..

Chronique de Marie-Hélène Morot-Sir



C'est assez stupéfiant de lire dans le journal le Soleil sous la
plume d'Isabelle Mathieu que [les organisateurs des célébrations de Lévis
pour 2011, ont proposé la date du 28 juillet->http://www.levisurbain.ca/?p=516] simplement parce que cette
date est vide sur le calendrier des fêtes tant à Québec qu'à Levis.. que
les citoyens sont en vacances et surtout qu'il y aurait un flou historique
puisqu'on ignorerait absolument à quelle date précise, son père fondateur
Guillaume Couture, vaguement dénommé "coureur des bois et colon " est
arrivé sur cette pointe !
Un homme aussi extraordinaire que lui, grand explorateur grand artisan de
la première paix passée avec toutes ces tribus Odinossonis en général, mais
en particulier avec les terribles Annierronnons.. le séjour si honoré du
Sachem Jandish chez les Onnaontagués après les horribles tortures subies,
en même temps que le père Jogues.. ses deux voyages à la baie d'Hudson
préparant celui 23 ans plus tard du grand Pierre d'Iberville.. un homme
discret qui ne s'est jamais mis en avant, mais par contre qui n'a jamais
cessé d'être entièrement au service de la Nouvelle France, du Gouverneur
et de son roi .
Un flou historique ? Vraiment ? En effet faute de mieux il serait proposé
le 15 janvier 1636 date où a été créée la seigneurie de Lauzon, ou encore
celle du 18 mai 1861 date à laquelle a été crée la charte incorporant la
ville de Lévis, qui porte aujourd'hui le nom du chevalier de Lévis, le
vainqueur de sainte Foy de 1760 .. Mais dans ce cas, cela voudrait-il dire
que personne ne se rappellerait de l'arrivée de Guillaume Couture ? Il
est pourtant arrivé à Lévis en traversant avec son petit canot d'écorce,
très exactement le 15 mai 1647, il a eu tout le loisir de choisir
l'emplacement qui lui plaisait le mieux pour défricher un terrain, afin de
pouvoir y construire sa maison, puis il a laissé François, son fils métis
Attingueenougnahak , commencer les travaux, parce qu'à la demande du
Gouverneur Charles Huault de Montmagny, il a été obligé de repartir dès
la fin du mois de mai chez les Annierrronnons, à cause des graves
évènements qui venaient de se produire, c'est à dire la mort du père Jogues
le 18 octobre 1646 suivie deux ou trois jours plus tard de celle du frère
coadjuteur jean de Lalande qui l'accompagnait..
On ne le revit à Lévis que sur la fin du mois d'Octobre 1647. Entre temps
il avait rencontré les Sachems de cette tribu agnier, pour discuter de
délicats et épineux problèmes, afin de tenter de remettre sur le meilleur
chemin possible tous les espoirs de paix, un moment bien annihilés par ces
deux assassinats ..
Après avoir quitté les Agniers il était remonté jusque chez les
Onnaontagués leur expliquant qu'il retournait vivre à présent avec les
Français, mais s'il les quittait cela pourrait au contraire permettre à
leur nation de davantage se rapprocher des Français .. Voilà ce qui l'a
retardé et pourquoi il n'est revenu à la pointe Lévis que fin octobre..
Heureusement l'historien David Gagné a donné un avis nettement défavorable
quant à cette date aussi curieusement avancée du 28 juillet..
Il resterait donc à décider soit la date de sa première arrivée,le 15 mai
1647 lorsqu'il a commencé réellement à défricher cette terre ou au pire il
est possibe de choisir les derniers jours d'octobre 1647 puisque c'est à
ce moment-là qu'il est revenu et qu'il a réellement et solidement planté
ses racines sur cette terre de Lévis, en effet c'est là qu'il s'est
remarié avec Anne Esmard, sa jeune femme française, et c'est là que
leurs dix enfants sont nés.. tous des ancêtres de tous les Couture de
Nouvelle France.. parents avec tous les Couture ou Cousture de France et
même avec ces Couture devenus des Coustur, Coster ou Custer aux Etats-Unis
d'Amérique...
Auteur : marie-hélène morot-sir le panperdu@orange.fr

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Marie-Hélène Morot-Sir149 articles

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Auteur de livres historiques : 1608-2008 Quatre cents hivers, autant d’étés ; Le lys, la rose et la feuille d’érable ; Au cœur de la Nouvelle France - tome I - De Champlain à la grand paix de Montréal ; Au cœur de la Nouvelle France - tome II - Des bords du Saint Laurent au golfe du Mexique ; Au cœur de la Nouvelle France - tome III - Les Amérindiens, ce peuple libre autrefois, qu'est-il devenu? ; Le Canada de A à Z au temps de la Nouvelle France ; De lettres en lettres, année 1912 ; De lettres en lettres, année 1925 ; Un vent étranger souffla sur le Nistakinan août 2018. "Les Femmes à l'ombre del'Histoire" janvier 2020   lien vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=evnVbdtlyYA

 

 

 





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13 commentaires

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    15 juin 2011

    Merci infiniment, Monsieur Vincent Couture pour les précisions que vous nous apportez au sujet de ces fêtes de la ville de Lévis.
    Nous serons près de vous en pensée malgré l’éloignement, ainsi qu’auprès de tous les descendants de Guillaume Couture le 17 juillet prochain, cet homme merveilleusement attachant, pour lequel j'ai éprouvé une immense admiration, mais aussi une profonde tendresse, tout au long de mon travail d’écriture effectué sur sa vie, tant il ne s’est jamais mis en avant, malgré tout ce qu’il a fait pour la Nouvelle France, à telle enseigne qu'on le qualifie, uniquement ou presque aujourd'hui, comme le défricheur de la pointe Lévis..
    Certes, mais pourquoi ne mettre que cela en avant? ..

  • Archives de Vigile Répondre

    16 mai 2011

    C'est déplorable en effet que les Fêtes de Lévis ont suivi le modèle du 400e de Québec.
    Cependant, en tant qu'administrateur de la Société d'histoire régionale de Lévis, je dois mentionner que nous faisons tous les efforts possibles pour diffuser les vraies informations aux gens de Lévis.
    Le 15 mai, date de la concession d'un lot à Guillaume Couture, a été souligné lors d'une messe commémorative pour le 150e de Lévis. Le spectacle du 28 juillet, qui va raconter l'histoire de Lévis, va présenter les vrais faits historiques contrairement aux lots erreurs historiques du 15 janvier dernier.
    Guillaume Couture sera honoré lors d'un grand rassemblement de Couture qui aura lieu sur sa terre dans le Vieux-Lauzon le 17 juillet.

  • Archives de Vigile Répondre

    30 juillet 2010

    En espérant que cette vidéo saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.
    La chanson est "Auprès de ma blonde", interprétée par André Bauge sur l'album l'inoubliable vol.2, est en fait une marche militaire qui a également été chantée en Nouvelle-France par les soldats du Roy.
    Pour en faire le visionnement consulter les liens et n'hésitez à les diffuser.
    http://www.youtube.com/watch?v=ez25KJKUfQ8
    http://www.tagtele.com/videos/voir/58099
    Honneur à nos Héros!
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Marie-Hélène Morot-Sir Répondre

    17 juin 2010

    Merci vraiment, à chacun en particulier, de vos commentaires encourageants, merci de tous ces échanges importants.
    Monsieur Vincent, il est facile d'observer que tous les vieux documents du passé, que ce soit les Relations de jésuites, les premiers récits des Français ou les archives de la Nouvelle France consultables au ministère de la marine en France, nous présentent mille et une manières différentes d'orthographier les noms.. En effet ils étaient retranscrits phonétiquement, à la discrétion de celui qui les écrivait .. de même pour les Onnaontagués que l'on peut retrouver de nombreuses fois écrits ainsi alors qu'il y a d'autres textes où cela est écrit Onnontagué .. ou Onontagué .. même dans les Relations cela différe d'un prêtre jésuite à l'autre..
    Jhandish ou Iandich, comme vous préférez, était le nom porté par ce chef Onnaontagué que Guillaume avait tué, puis, lorsqu'il fut adopté, il y eut le transfert de son esprit dans le corps de ce guerrier mort, tel que cela se passait chez les Amérindiens, et il devint alors réelleement Jhandish, grand sachem respecté de toute l'Iroquoisie ..
    Pourtant les Wendat et tous les Attichawata en général, comme les Algonquins, ne supportèrent pas de voir "leur" Guillaume à son retour en Nouvelle France porter ce nom odinossonis qui leur rappelait trop leurs ennemis héréditaires .. C'est là qu'ils l'invitèrent à un grand festin, pour fêter à la fois son retour, et cette paix inespérée avec ces nations qu'il apportait à la Nouvelle France. Pour l'honorer ils lui donnèrent le nom magnifique d'Achirra, que seul avant lui avait été jugé digne de porter Jean-Nicolet... . Achirra ou homme double dans le sens homme qui vit deux vies ..
    Monsieur Sanspareil tous les liens très appréciés que vous nous apportez permettent aux vigiles intéressés de trouver d'importants renseignements . Merci aussi de nous rappeler inlassablement les paroles particulièrement émouvantes du Chevalier de Lévis : " Nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais !"
    Il est plus que crucial de connaître l'Histoire du Passé,en s'appuyant sur le souvenir de toutes ces personnes de valeur qui l'ont bâti, cela peut nous donner tous les courages pour construire notre Présent ..
    Monsieur "Grandpapa" ravie de lire tout ce que vous nous dites sur Guillaume.. En effet il revient en 1645 du fin fond de l'iroquoisie, en fait de cette tribu de Onnaontagués ou après ses affreuses tortures il avait été jugé suffisamment fort et courageux pour être adopté, alors il était devenu Jhandish, à la place du chef Onnaontagué qu'il avait tué lors du terrible combat sur le lac Saint Pierre, juste avant d'être fait prisonnier, avec le Père Jogue mais aussi avec le valeureux chef Wendat Ahatsitari mais également avec quelques-uns de ses parents Attingueenougnahak, des parents par alliance, de sa première femme amérindienne Annendieraton.. .
    Sa force mentale était si forte que malgré ce transfert de personnalité pas un instant il n'a perdu la conscience des choses, pas un instant il n'a oublié qu'il était Français et à cette place si importante, devenu un grand sachem respecté de toute l'Iroquoisie, il a alors oeuvré juqu'à ce qu'il puisse amener cette confédération des Cinq Nations Odinossonis à venir faire la paix avec les Français.
    Voilà pourquoi en remerciement, le gouverneur Charles Huault de Montmagny va lui donner, une concession sur la Pointe Lévis...
    Effectivement cette partie boisée, juste en face de Québec , était située idéalement pour que les Odinossonis, cachés dans ces taillis et ces bois, puissent surveiller les aller et retour des Français, comme le moindre petit canot d'écorce qui s'en allait de Québec, afin de pouvoir le poursuivre ou le pêcheur d'anguille ou encore le chasseur égaré de ce côté-là du fleuve.. l'insécurité était si totale qu'aucun habitant n'avait encore pu venir défricher cette terre pour s'y installer..
    Seul Guillaume y arriva en toute tranquillité en ce 15 mai 1647 puisque, adopté par les Odinossonis il était devenu totalement l'un d'entre eux, reconnu comme tel et cela à jamais.!.. Ayant observé cela François Bissot eut alors envie de venir y habiter lui aussi, bien à l'abri de l'aura de Guillaume, puis petit à petit d'autres nouveaux habitants vinrent s'installer tel entre autres, Jean Guay.. C'est ce dernier qui plus tard, aura l'idée de construire une barque en bois, plus grande et plus solide que les légers canots d'écorce, afin de mieux résister aux grands remous du fleuve, pour le faire traverser, aussi souvent que nécessaire,à ces nouveaux habitants .. ainsi naquit le premier traversier !.
    Guillaume eut sur cette Pointe Lévis plusieurs attributions. A la demande du Gouverneur il partit deux fois en exploration jusqu'à la Baie d'Hudson, on trouve son nom sur le magnifique monument du coteau du Portage à Chicoutimi, édifié à la gloire des premiers explorateurs, missionnaires et coureurs des bois qui remontaient le Saguenay. Guillaume devint chef de la milice, entouré de ses fils au moment de l'attaque de la flotte anglaise de l'amiral W. Phips,malgré son âge déjà avancé il repoussa les Anglais avec tous les habitants les empêchant de débarquer et de mettre un seul pied sur le sol de Lévis .. Il occupa un poste particulièrement important lorsqu'il fut nommé Juge Sénéchal!..
    Notre Guillaume fut beaucoup plus que le simple coureur des bois ou que le premier colon de Lévis .. Souvenons-nous de lui avec chaleur, profonde amitié et admiration ..

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Complément d'informations :
    « 1647 : Année de la colonisation de la seigneurie Lauzon par l'arrivée de Guillaume Couture, au « trou Jolliet », de la Côte de Lauzon
    Guillaume Couture fut un coureur des bois exceptionnel et un interprète auprès des tribus amérindiennes (notamment les Hurons et les Iroquois). En 1645, il fut le un des responsables du premier traité de paix entre les Français et les Iroquois. Le gouverneur Charles Jacques Huault de Montmagny le récompensa et il lui donna une terre à la Pointe-Lévy. Couture fit son arrivée en canot d'écorce au « trou Jolliet » (aujourd'hui Grève Jolliet)le 15 mai 1647. Il est le premier colon français qui s'installa à la seigneurie de Lauzon. Avant 1647, la colonisation de la Rive-Sud de Québec était impossible, car le territoire était dominé par les Iroquois. Aucun Français ne pouvait y survivre, sauf Guillaume Couture, car il avait une très bonne réputation. Il était aussi interprète et un coureur des bois respecté des tribus amérindiennes (Hurons, Abénaquis et Iroquois), surtout à la suite à de sa martyrisation subie par les Iroquois en 1642. François Bissot (ou Byssot), Sieur de la Rivière et bourgeois de Québec, lui offrit 200 livres pour un petit corps de logis. L'accord sera signé devant des témoins. La terre de Guillaume aura une superficie de 200 arpents, dont 5 arpents de front (devant le fleuve St-Laurent) sur 40 arpents de profondeur dans les terres (comme son voisin François Bissot). Onze autres familles souches s'installeront par la suite à la Pointe-Lévy au milieu du XVIIe siècle. Il s'agit des Miville, Guay, Cadoret, Duguy, Bégin, Hallé (Hallay), Poiré, Brulotte (Brulot), Carrier, Lecours et Samson (1647-1669). Guillaume Couture fit la gestion de la Pointe-Lévy et il occupa diverses fonctions jusqu'à sa mort en 1701.»
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_Ville_de_L%C3%A9vis

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Voici un lien vous permettant d'accéder à son journal:
    http://books.google.ca/books?id=_YECAAAAMAAJ
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Oeuvre de Philippe Hébert, datant de 1896, cette statue orne la facade de l'Assemblée nationale à Québec. A ses pieds, on voit son épée brisée et les drapeaux. La scène rappelle que lors de la Capitulation de Montréal, en septembre 1760, Lévis refusa de livrer les drapeaux français et proposa de se retirer sur l'Ile Sainte-Hélène, face à Montréal, pour continuer la lutte. Seule l'insistance de Vaudreuil vint à bout de la résistance du militaire. En avril 1760, Lévis avait donné espoir aux Canadiens en remportant la victoire à la Bataille de Sainte-Foy et en assiégeant la ville de Québec occupée par les troupes anglaises dirigées par James Murray. L'arrivée de navires anglais mit fin à cet espoir de rétablir la domination française sur la vieille capitale.
    Dans cette sculpture, Hébert a bien su rendre la figure d'un personnage déterminé, d'un irréductible qui ne pliera jamais devant l'ennemi.
    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010


    Les symboles visuels : drapeau, logo et armoiries
    Les symboles visuels de la Ville de Lévis comportent trois éléments distincts découlant d’une même source d’inspiration, à savoir les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc et chevalier de Lévis.
    Les armoiries
    L'identification visuelle
    Le drapeau
    Le chevalier de Lévis
    Les armoiries de la Ville de Lévis
    Les armoiries de la Ville de Lévis s’inspirent de celles de François Gaston, marquis puis duc de Lévis (1720-1787).
    L’écu d’or à trois chevrons de sable est surmonté d’une couronne murale d’or qui est l’emblème de dignité de Ville. Il est soutenu par des branches de chêne de sinople, croisées en pointe, signe de force et de persévérance. Les feuilles de chêne au nombre de dix rappellent les municipalités regroupées formant le territoire de Lévis. Le listel d’or porte la devise « toujours à l’avant-garde » afin de souligner le caractère innovateur de la Ville.
    Le métal employé, l’or, représente la foi, la force et la richesse. Les chevrons rappellent les éperons des chevaliers. La couleur sable (noir) symbolise la fermeté et la vigilance.
    L'identification visuelle de la Ville de Lévis
    La signature graphique de la Ville de Lévis reprend et adapte l’écu et la couronne formant le cœur de ses armoiries. Le maintien de ces deux éléments fondamentaux est garant de notre rattachement à l’histoire.
    L’écu d’or est traversé par trois chevrons de couleur bleue. L’or fait référence à la richesse et à la prospérité. Le bleu rappelle les eaux du Saint-Laurent et des deux principales rivières qui traversent le territoire, la Chaudière et l’Etchemin. La couronne est simplifiée mais conserve sa signification première : celle du statut de Ville dont Lévis est fière de se prévaloir.
    La typographie retenue pour « Ville de Lévis » indique à la fois la solidité, la force et la confiance en l’avenir.
    Le drapeau de la Ville de Lévis
    Comme les deux précédent symboles visuels, le drapeau de la Ville de Lévis reprend les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc de Lévis. De noir et d’or traversé d’une croix blanche, le drapeau de la Ville de Lévis respecte en tout point les règles de l’art héraldique. Par sa forme et sa composition, il s’inspire du type de drapeau des régiments que commandait le Chevalier de Lévis.
    L’or représente la foi en l’avenir, la force et la richesse. Le noir (sable) symbolise la fermeté et la vigilance. Le blanc donne de la perspective à l’ensemble.
    Le drapeau s’ajoute aux armoiries et à l’identification visuelle (logo) de la Ville de Lévis. Il complète ainsi l’ensemble des éléments lui servant de signature visuelle.
    Le chevalier de Lévis
    François Gaston, marquis puis duc de Lévis, maréchal de France, est né en France au château d’Ajac, le 23 août 1720. Mieux connu sous le nom de chevalier de Lévis, il entre au service du Roi en 1735 comme sous-lieutenant au régiment de la Marine. Brigadier d’infanterie en 1756, il fut employé en cette qualité au Canada. Il fut promu au rang de maréchal de camp en 1758 pour son courage et sa bravoure au combat devant les Anglais.
    Le chevalier de Lévis a été le compagnon d’armes du marquis de Montcalm et le dernier défenseur de la Nouvelle-France après la mort de ce dernier. Le vainqueur de la bataille de Sainte-Foy est mort à Arras le 26 novembre 1787.
    http://www.ville.levis.qc.ca/Fr/Decouvrir_Ald.asp
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc
    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Patrick Lavallée Répondre

    16 juin 2010

    Mme Morot-Sir,
    Vous êtes d'une pertinence et d'un calibre intellectuel épatant. Merci.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    En espérant que ces paroles du Chevalier de Lévis ne tombe dans l’oubli.
    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760..
    La seconde bataille des plaines d’Abraham !
    Chevalier de Lévis
    « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »
    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-rapatriement-des-armoiries-royales-de-france.qc

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Il faut écrire Ihandich. Voici la source:
    «On avoit changé le nom sauvage à Cousture aux Trois Rivieres en un festin que luy fit le P. Buteux, où au lieu de son ancien nom Ihandich, qui sonne mal aux yroquois, on luy donna le nom de Achirra, le nom de feu M. Nicolet, avec la joye de tous les sauvages hurons, algonquains & annieronons» (Lallemant, Journal des jésuites, avril 1646).
    En huron, Ihandich se traduit par «il coud», ou «couturier», et Achirra par «fil».

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Mme. Morot-Sir,
    Il m'est toujours agréable de voir jusqu'à quel point votre intérêt pour la Nouvelle France et notre pays actuellement est aiguisé, pertinent. Vos recherches approfondies sur les documents d'époque disponibles sont étonnantes.
    Les erreurs citées sont-elles involontaires ou intéressées?...nous ne pouvons, pour l'instant, en être certain mais il est toujours de prime intérêt d'avoir autant d'exactitudes que possible sur l'histoire nous concernant.
    Merci Mme. Morot-Sir
    Ivan Parent

  • Archives de Vigile Répondre

    16 juin 2010

    Le Québec devrait se doter d'un calendrier citant tous nos héros de 1534 à 2010
    Souvenons nous vraiment de tous ceux et celles qui ont fondés notre Nation francophone . 450 ans et 450 héros découvreurs fondateurs et bâtisseurs .
    Et si nécessaire en placer deux ou trois ou plus chaque jour de l'année de 365 commémorations .