Le retour en ondes de Nathalie Normandeau

La présomption d'innocence comme bouclier

Tribune libre

Le retour en ondes prochain de Nathalie Normandeau a suscité une onde de choc dans le paysage radiophonique de Québec compte tenu que l’ex-vice-première ministre est actuellement sous le coup d'accusations de complot, fraude, abus de confiance, corruption de fonctionnaires et utilisation de la charge publique pour obtenir des faveurs, et qu’elle n'a toujours pas été blanchie devant les tribunaux. Un dossier lourd présenté par l’UPAQ qui a surement mis sur la table des preuves solides avant de procéder à l’arrestation de Mme Normadeau.

Or, nonobstant les accusations sérieuses qui pèsent contre elle, des voix se lèvent pour alléguer la présomption d’innocence à laquelle a droit Nathalie Normandeau. Soit! Néanmoins, à mes yeux, la nature même de ces accusations entrent carrément en conflit avec le rôle qu’elle est appelée à jouer dans une émission d’affaire publique où la scène politique accaparera une grande partie des débats. De quelle crédibilité en ce domaine Mme Normandeau pourra-t-elle bénéficier?

Une question qui laisse poindre, à mon sens, une zone d’ombre inquiétante et inconfortable. L’argument de la présomption d’innocence comme bouclier ne peut effacer les conséquences reliées aux accusations contre Nathalie Normandeau qui aurait eu avantage à laisser passer la tempête avant de s’y aventurer à corps perdu et sans scrupule!

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Henri Marineau1697 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    16 août 2016

    @Blondin Michel
    Superbe texte!
    Merci.

  • Michel Blondin Répondre

    14 août 2016

    @Bourassa,
    La cause de Mme Normandeau est le petit patronage pour faire la croissance financière d'une clique d'amis politiques.
    La cause qui vous anime est celle de sortir d'un pays qui traite le pays à naître comme une colonie et veut en faire des cocus de leurs droits et qu’il espère content.
    La lâcheté d'agir est une denrée, une marque du colonisateur, les affaires sont de l'ordre du grattage de dos et de l'engraissement en tandem qui mène à l’exclusion sociale et le déshonneur.
    Il ne faut pas regarder les gens qui n'ont pas de morale comme des exemples à copier ni à coller malgré que la rupture avec le colonisé est une exclusion qu’il veut culpabiliser et rendre moralement brutale.
    Aspirer à être plutôt partie prenante du petit nombre pour soulever un grand nombre à la condition d'en valoir dix en fierté, cinquante en dignité et de porter haut l'honneur de sa patrie comme cent milles est d’une grande bravoure morale.
    C’est l’effet du papillon qui tient la route des milliers de milles sans voir sa destination, ni certitude de pointer au nord mais dont sa conviction le porte à faire un battement d’aile de plus.
    La morale n'existe plus, que la vie.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 août 2016

    ''L’argument de la présomption d’innocence comme bouclier ne peut effacer les conséquences reliées aux accusations contre Nathalie Normandeau qui aurait eu avantage à laisser passer la tempête avant de s’y aventurer à corps perdu et sans scrupule !''
    Je vais me faire l'avocat du diable.
    Ça fait combien de temps qu'on se plaint du politiquement correct des troupes péquistes?
    D'avoir peur de prendre la défense d' Yves Michaud contre une Assemblée nationale sionisée,d'avoir peur de défendre le mouvement BDS pour défendre le génocide de nos soeurs et frères palestiniens,d'avoir peur de nommer l'ennemi islamiste qui entre à pleine porte au Canada et au Québec,gracieuseté du tandem Trudeau-Couillard,d'avoir peur de prendre position à l'International comme devrait le faire tout leader se disant indépendantiste et désirant inscrire le Québec sur l'échiquier des pays du globe,d'avoir peur de rencontrer Marine Le Pen qui elle,prône clairement la réappropriation de la souveraineté de la France.
    Nathalie Normandeau fonce et s'arrache des serres du politiquement correct même si plus tard elle devait être reconnue coupable.
    Évidemment mes propos sont directement liés au vide insupportable qui nous entoure depuis tant d'années et dans ce sens,son geste est rafraichissant.
    Il y a une rage de vivre là dedans.
    Comme lorsqu'Amir Kadir a défié Jean Charest de le poursuivre en cours pour ses propos tenus hors immunité parlementaire,ou encore François Legault,ayant invectivé Dominique Vien en l'incitant à voix haute lui et le PLQ, à se réveiller.
    Quand on est en danger de mort faut se battre en lion et c'est ce que Nathalie Normandeau fait.